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		<title>Archives OGM Suisse</title>
		<link>http://www.ogm.ch</link>
		<description>Site WIKI de www.ogm.ch - site suisse romand d&#039;information sur les OGM (plantes génétiquement modifiées)</description>
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		<lastBuildDate>Sat, 04 Feb 2012 22:29:31 +0000</lastBuildDate>
		
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				<title>Editorial Janvier 2011</title>
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&lt;h1&gt;&lt;span&gt;L&#039;avenir est toujours plus intéressant que le passé&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;by &lt;span class=&quot;printuser avatarhover&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img class=&quot;small&quot; src=&quot;http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;amp;size=small&amp;amp;timestamp=1328394570&quot; alt=&quot;zryd&quot; style=&quot;background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;zryd&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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				<pubDate>Mon, 24 Jan 2011 11:42:27 +0000</pubDate>
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					<![CDATA[
						 <h1><span>L'avenir est toujours plus intéressant que le passé</span></h1> <div class="image-container floatleft"><img src="http://www.ogm.ch/local--files/doc:editorial-2009/swiss.gif" alt="swiss.gif" class="image" /></div> <p>Il est tentant dans un éditorial de revenir sur le passé récent (année 2010) et d'en faire une compilation.<br /> On peut regretter que l'année 2010 soit caractérisée par une occultation de plus en plus flagrante du champ scientifique, l'apparition de <strong><a href="http://www.ogm.ch/actu:deni">donneurs de conseils</a></strong> et enfin la <strong><a href="http://www.ogm.ch/actu:proces">judiciarisation du conflit d'idée</a></strong>. Les opposants aux OGM ne font plus de recherche scientifique au sens propre du terme, c'est à dire qu'ils ne publient plus de travaux originaux et sérieux sur le sujet mais ils publient par contre des commentaires<sup class="footnoteref"><a id="footnoteref-223605-1" href="javascript:;" class="footnoteref" >1</a></sup>, des analyses partielles<sup class="footnoteref"><a id="footnoteref-223605-2" href="javascript:;" class="footnoteref" >2</a></sup>. Le recyclage des nouvelles est aujourd'hui encore et toujours l'activité principale des milieux anti-OGM avec une tendance à éliminer tout ce qui ne va pas dans le sens d'une condamnation de cette technologie.</p> <p>Les années passent dans cette atmosphère conflictuelle sans que, en Europe en tout cas, une solution, fut-elle de compromis, ne se dessine. Pendant ce temps les <strong>surfaces consacrées aux OGM dans le monde s'accroissent</strong>, de nouvelles variétés transgéniques déjà testées et prêtes à la mise en culture<sup class="footnoteref"><a id="footnoteref-223605-3" href="javascript:;" class="footnoteref" >3</a></sup>, attendent derrière la porte des gouvernements les autorisations de mise en culture.<br /> Ce qui est plus intéressant que ce marasme sont les événements futurs inéluctables qui vont se réaliser ces prochaines années<sup class="footnoteref"><a id="footnoteref-223605-4" href="javascript:;" class="footnoteref" >4</a></sup>.</p> <p>Pour la Suisse bien entendu viendra en 2013 la fin du moratoire sur l'utilisation des OGM en agriculture; là on connait les fronts, écologistes et partis de gauche d'un côté et centre et droite de l'autre, mais ils peuvent bouger, il existe une droite écologiste aussi dogmatique que la gauche, et l'on ne peut présumer de la réaction populaire devant une éventuelle (ou probable !!!) initiative des milieux anti-OGM visant une interdiction définitive.</p> <p>Pour le reste du monde ce sera sans conteste l'échéance des brevets de Monsanto et autres Syngenta qui va provoquer un microséisme (<a href="http://www.lebulletin.com/nouveaux-produits/expiration-prochaine-du-brevet-sur-le-soya-roundup-ready-31038" target="_blank">Expiration prochaine du brevet sur le soya Roundup Ready</a>). Les variétés de plantes transgéniques de la première génération (qui font l'objet de brevets antérieurs à 1990) vont se trouver hors cadre juridique clair. C'est donc, ce que redoutent le plus les opposant au génie génétique qui va se produire, ces variétés vont se trouver soumises à la stricte application des réglementations sur la protection des variétés et donc vont être disponibles; le caractère (locus<sup class="footnoteref"><a id="footnoteref-223605-5" href="javascript:;" class="footnoteref" >5</a></sup>) transgénique qu'elle contiennent sera à disposition de tout un chacun. Les sélectionneurs pourront donc utiliser ce caractère génétique comme ils utilisent un caractère non-transgénique et l'intégrer dans un programme de sélection. La responsabilité de contrôler (avec les autorisations que cela suppose) risque bien d'échapper à la fois aux multinationales semencières et aux gouvernements qui sont responsables de l'application des règlements.</p> <p>En attendant, dès 2013 les agriculteurs pourront <strong>utiliser le Soja Roundup Ready comme semence de ferme</strong> (bonne nouvelle donc pour les partisans de la liberté d'utiliser les semences).</p> <p>Le fait que les OGM deviennent publique et échappent progressivement à l'emprise des grands semenciers devrait interpeller ceux qui dans le mouvement anti-OGM ont une position non dogmatique et sont ouvert à la discussion.<br /> Les traits génétiques transgéniques (les transgènes) sont dans la nature et font désormais partie de l'agroécosystème; c'est un fait qui rendra toutes gesticulations inutiles et toute tentative d'interdiction sans effet. C'est la science qui doit reprendre la main; en ce qui concerne la Suisse tout au moins, compte tenu du travail effectué à l'Agroscope<sup class="footnoteref"><a id="footnoteref-223605-6" href="javascript:;" class="footnoteref" >6</a></sup> et dans les laboratoires universitaires, on peut être confiant que ce sera le cas en 2013. La Suisse figurait en 2005 dans le <em>top five</em> des pays pour le nombre de publications scientifiques consacrés aux biotechnologies vertes; nous n'avons pas de statistiques disponibles pour 2010, mais un bref survol de la littérature fait apparaître une cinquantaine de publications consacrées à des études concernant des plantes transgéniques à intérêt agronomique<sup class="footnoteref"><a id="footnoteref-223605-7" href="javascript:;" class="footnoteref" >7</a></sup> pour la période 2008-2010, ce qui est tout à fait remarquable. La liste de ces publications est disponible ci-après dans l'ordre alphabétique des auteurs.</p> <h1><span>Publications 2008-2010 dont au moins un des auteurs travaille en Suisse (classée par ordre alphabétique)</span></h1> <p>Publications effectuées par des scientifiques suisses sur le thème : OGM (plantes cultivées génétiquement modifiées)</p> <div class="bibitems"> <div class="title">Bibliography</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-1">1. Arpaia S, Schmidt JEU, Di Leo GM, Fiore MC (2009) Oviposition of the Colorado potato beetle (Leptinotarsa decemlineata) and natural predation on its egg masses in Bt-expressing fields. Biocontrol Science and Technology 19(9): 971-984</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-2">2. Babendreier D, Reichhart B, Romeis J, Bigler F (2008) Impact of insecticidal proteins expressed in transgenic plants on bumblebee microcolonies. Entomologia Experimentalis Et Applicata 126(2): 148-157</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-3">3. Bull SE, Owiti JA, Niklaus M, Beeching JR, Gruissem W, Vanderschuren H (2009) Agrobacterium-mediated transformation of friable embryogenic calli and regeneration of transgenic cassava. Nature Protocols 4(12): 1845-1854</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-4">4. Cova V, Paris R, Passerotti S, Zini E, Gessler C, Pertot I, Loi N, Musetti R, Komjanc M (2010) Mapping and functional analysis of four apple receptor-like protein kinases related to LRPKm1 in HcrVf2-transgenic and wild-type apple plants. Tree Genetics &amp; Genomes 6(3): 389-403</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-5">5. Demaneche S, Sanguin H, Pote J, Navarro E, Bernillon D, Mavingui P, Wildi W, Vogel TM, Simonet P (2008) Antibiotic-resistant. soil bacteria in transigenic plant fields. Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America 105(10): 3957-3962</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-6">6. Devos Y, Demont M, Dillen K, Reheul D, Kaiser M, Sanvido O (2009) Coexistence of genetically modified (GM) and non-GM crops in the European Union. A review. Agronomy for Sustainable Development 29(1): 11-30</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-7">7. Dreesen IAJ, Charpin-El Hamri G, Fussenegger M (2010) Heat-stable oral alga-based vaccine protects mice from Staphylococcus aureus infection. Journal of Biotechnology 145(3): 273-280</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-8">8. Gessler C, Vanblaere T, Szankowski I, Broggini G (2009) Cisgenic approach to disease resistance in Apple. Phytopathology 99(6): S42-S42</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-9">9. Guertler P, Lutz B, Kuehn R, Meyer HHD, Einspanier R, Killermann B, Albrecht C (2008) Fate of recombinant DNA and Cry1Ab protein after ingestion and dispersal of genetically modified maize in comparison to rapeseed by fallow deer (Dama dama). European Journal of Wildlife Research 54(1): 36-43</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-10">10. Hogervorst PAM, Wackers FL, Woodring J, Romeis J (2009) Snowdrop lectin (Galanthus nivalis agglutinin) in aphid honeydew negatively affects survival of a honeydew- consuming parasitoid. Agricultural and Forest Entomology 11(2): 161-173</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-11">11. Honemann L, Nentwig W (2010) Does feeding on Bt-maize affect the slug Arion vulgaris (Mollusca: Arionidae)? Biocontrol Science and Technology 20(1): 13-18</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-12">12. Honemann L, Zurbrugg C, Nentwig W (2008) Effects of Bt-corn decomposition on the composition of the soil meso- and macrofauna. Applied Soil Ecology 40(2): 203-209</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-13">13. Knecht S, Nentwig W (2010) Effect of Bt maize on the reproduction and development of saprophagous Diptera over multiple generations. Basic and Applied Ecology 11(4): 346-353</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-14">14. Koppel R, Zimmerli F, Breitenmoser A (2010) Multiplex real-time PCR for the simultaneous detection and quantification of DNA from three transgenic rice species and construction and application of an artificial oligonucleotide as reference molecule. European Food Research and Technology 230(5): 731-736</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-15">15. Lang A, Otto M (2010) A synthesis of laboratory and field studies on the effects of transgenic Bacillus thuringiensis (Bt) maize on non-target Lepidoptera. Entomologia Experimentalis Et Applicata 135(2): 121-134</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-16">16. Lawo NC, Mahon RJ, Milner RJ, Sarmah BK, Higgins TJV, Romeis J (2008) Effectiveness of Bacillus thuringiensis-transgenic chickpeas and the entomopathogenic fungus Metarhizium anisopliae in controlling Helicoverpa armigera (Lepidoptera : Noctuidae). Applied and Environmental Microbiology 74(14): 4381-4389</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-17">17. Lawo NC, Wackers FL, Romeis J (2009) Indian Bt Cotton Varieties Do Not Affect the Performance of Cotton Aphids. Plos One 4(3)</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-18">18. Lawo NC, Wackers FL, Romeis J (2010) Characterizing indirect prey-quality mediated effects of a Bt crop on predatory larvae of the green lacewing, Chrysoperla camea. Journal of Insect Physiology 56(11): 1702-1710</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-19">19. Li YH, Meissle M, Romeis J (2008) Consumption of Bt Maize Pollen Expressing Cry1Ab or Cry3Bb1 Does Not Harm Adult Green Lacewings, Chrysoperla carnea (Neuroptera: Chrysopidae). Plos One 3(8)</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-20">20. Li YH, Meissle M, Romeis J (2010) Use of maize pollen by adult Chrysoperla carnea (Neuroptera: Chrysopidae) and fate of Cry proteins in Bt-transgenic varieties. Journal of Insect Physiology 56(2): 157-164</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-21">21. Li YH, Romeis J (2010) Bt maize expressing Cry3Bb1 does not harm the spider mite, Tetranychus urticae, or its ladybird beetle predator, Stethorus punctillum. Biological Control 53(3): 337-344</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-22">22. Meissle M, Pilz C, Romeis J (2009) Susceptibility of Diabrotica virgifera virgifera (Coleoptera: Chrysomelidae) to the Entomopathogenic Fungus Metarhizium anisopliae when Feeding on Bacillus thuringiensis Cry3Bb1-Expressing Maize. Applied and Environmental Microbiology 75(12): 3937-3943</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-23">23. Meissle M, Romeis J (2009) Insecticidal activity of Cry3Bb1 expressed in Bt maize on larvae of the Colorado potato beetle, Leptinotarsa decemlineata. Entomologia Experimentalis Et Applicata 131(3): 308-319</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-24">24. Meissle M, Romeis J (2009) The web-building spider Theridion impressum (Araneae: Theridiidae) is not adversely affected by Bt maize resistant to corn rootworms. Plant Biotechnology Journal 7(7): 645-656</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-25">25. Munsch MA, Stamp P, Christov NK, Foueillassar XM, Husken A, Camp KH, Weider C (2010) Grain Yield Increase and Pollen Containment by Plus-Hybrids Could Improve Acceptance of Transgenic Maize. Crop Science 50(3): 909-919</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-26">26. Peter M, Lindfeld A, Nentwig W (2010) Does GM wheat affect saprophagous Diptera species (Drosophilidae, Phoridae)? Pedobiologia 53(4): 271-279</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-27">27. Pontiroli A, Ceccherini MT, Pote J, Wildi W, Kay E, Nannipieri P, Vogel TM, Simonet P, Monier JM (2010) Long-term persistence and bacterial transformation potential of transplastomic plant DNA in soil. Research in Microbiology 161(5): 326-334</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-28">28. Potrykus I (2009) Lessons from Golden Rice on public sector responsibility and failure. New Biotechnology 25: S321-S322</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-29">29. Romeis J, Bartsch D, Bigler F, Candolfi MP, Gielkens MMC, Hartley SE, Hellmich RL, Huesing JE, Jepson PC, Layton R, Quemada H, Raybould A, Rose RI, Schiemann J, Sears MK, Shelton AM, Sweet J, Vaituzis Z, Wolt JD (2008) Assessment of risk of insect-resistant transgenic crops to nontarget arthropods. Nature Biotechnology 26(2): 203-208</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-30">30. Romeis J, Lawo NC, Raybould A (2009) Making effective use of existing data for case-by-case risk assessments of genetically engineered crops. Journal of Applied Entomology 133(8): 571-583</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-31">31. Sander M, Madliger M, Schwarzenbach RP (2010) Adsorption of Transgenic Insecticidal Cry1Ab Protein to SiO2. 1. Forces Driving Adsorption. Environmental Science &amp; Technology 44(23): 8870-8876</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-32">32. Sanvido O, Romeis J, Bigler F (2008) Monitoring or Surveillance? Balancing between theoretical frameworks and practical experiences. Journal Fur Verbraucherschutz Und Lebensmittelsicherheit-Journal of Consumer Protection and Food Safety 3: 4-7</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-33">33. Sanvido O, Romeis J, Bigler F (2009) An approach for post-market monitoring of potential environmental effects of Bt-maize expressing Cry1Ab on natural enemies. Journal of Applied Entomology 133(4): 236-248</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-34">34. Sanvido O, Widmer F, Winzeler M, Streit B, Szerencsits E, Bigler F (2008) Definition and feasibility of isolation distances for transgenic maize cultivation. Transgenic Research 17(3): 317-335</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-35">35. Schmidt JEU, Braun CU, Whitehouse LP, Hilbeck A (2009) Effects of Activated Bt Transgene Products (Cry1Ab, Cry3Bb) on Immature Stages of the Ladybird Adalia bipunctata in Laboratory Ecotoxicity Testing. Archives of Environmental Contamination and Toxicology 56(2): 221-228</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-36">36. Shelton AM, Naranjo SE, Romeis J, Hellmich RL, Wolt JD, Federici BA, Albajes R, Bigler F, Burgess EPJ, Dively GP, Gatehouse AMR, Malone LA, Roush R, Sears M, Sehnal F (2009) Setting the record straight: a rebuttal to an erroneous analysis on transgenic insecticidal crops and natural enemies. Transgenic Research 18(3): 317-322</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-37">37. Singh K, Chhuneja P, Singh I, Sharma SK, Garg T, Garg M, Keller B, Dhaliwal HS (2010) Molecular mapping of cereal cyst nematode resistance in Triticum monococcum L. and its transfer to the genetic background of cultivated wheat. Euphytica 176(2): 213-222</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-38">38. Surzycki R, Greenham K, Kitayama K, Dibal F, Wagner R, Rochaix JD, Ajam T, Surzycki S (2009) Factors effecting expression of vaccines in microalgae. Biologicals 37(3): 133-138</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-39">39. Toepfer S, Haye T, Erlandson M, Goettel M, Lundgren JG, Kleespies RG, Weber DC, Walsh GC, Peters A, Ehlers RU, Strasser H, Moore D, Keller S, Vidal S, Kuhlmann U (2009) A review of the natural enemies of beetles in the subtribe Diabroticina (Coleoptera: Chrysomelidae): implications for sustainable pest management. Biocontrol Science and Technology 19(1): 1-65</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-40">40. Townsend JA, Wright DA, Winfrey RJ, Fu FL, Maeder ML, Joung JK, Voytas DF (2009) High-frequency modification of plant genes using engineered zinc-finger nucleases. Nature 459(7245): 442-U161</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-41">41. Vanderschuren H, Akbergenov R, Pooggin MM, Hohn T, Gruissem W, Zhang P (2007) RNA-mediated resistance to cassava geminiviruses in transgenic cassava, Ed, Vol</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-42">42. Vogler U, Rott AS, Gessler C, Dorn S (2009) Terpene-Mediated Parasitoid Host Location Behavior on Transgenic and Classically Bred Apple Genotypes. Journal of Agricultural and Food Chemistry 57(15): 6630-6635</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-43">43. Vogler U, Rott AS, Gessler C, Dorn S (2010) Comparison between volatile emissions from transgenic apples and from two representative classically bred apple cultivars. Transgenic Research 19(1): 77-89</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-44">44. Vogler U, Rott AS, Gessler C, Dorn S (2010) How transgenic and classically bred apple genotypes affect non-target organisms on higher trophic levels. Entomologia Experimentalis Et Applicata 134(2): 114-121</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-45">45. von Burg S, Muller CB, Romeis J (2010) Transgenic disease-resistant wheat does not affect the clonal performance of the aphid Metopolophium dirhodum Walker. Basic and Applied Ecology 11(3): 257-263</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-46">46. Wiedemann S, Lutz B, Albrecht C, Kuehn R, Killermann B, Einspanier R, Meyer HHD (2009) Fate of genetically modified maize and conventional rapeseed, and endozoochory in wild boar (Sus scrofa). Mammalian Biology 74(3): 193-199</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-47">47. Wolf D, Vogeli GA (2009) Economic value of Bt maize is relative. Agrarforschung 16(1): 4-9</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-48">48. Zeller SL, Kalinina O, Brunner S, Keller B, Schmid B (2010) Transgene x Environment Interactions in Genetically Modified Wheat. Plos One 5(7)</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-49">49. Zhang P, Wang WQ, Zhang GL, Kaminek M, Dobrev P, Xu J, Gruissem W (2010) Senescence-Inducible Expression of Isopentenyl Transferase Extends Leaf Life, Increases Drought Stress Resistance and Alters Cytokinin Metabolism in Cassava. Journal of Integrative Plant Biology 52(7): 653-669</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-50">50. Zurbrugg C, Honemann L, Meissle M, Romeis J, Nentwig W (2010) Decomposition dynamics and structural plant components of genetically modified Bt maize leaves do not differ from leaves of conventional hybrids. Transgenic Research 19(2): 257-267</div> <div class="bibitem" id="bibitem-240723-51">51. Zurbrugg C, Nentwig W (2009) Ingestion and excretion of two transgenic Bt corn varieties by slugs. Transgenic Research 18(2): 215-225</div> </div> <p>by <span class="printuser avatarhover"><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank"><img class="small" src="http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;size=small&amp;timestamp=1328394570" alt="zryd" style="background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)" /></a><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank">zryd</a></span></p> <div class="footnotes-footer"> <div class="title">Footnotes</div> <div class="footnote-footer" id="footnote-223605-1"><a href="javascript:;" >1</a>. voir cette publication <a href="http://www.biolsci.org/v06p0590.htm">http://www.biolsci.org/v06p0590.htm</a></div> <div class="footnote-footer" id="footnote-223605-2"><a href="javascript:;" >2</a>. sauf erreur et omission de ma part</div> <div class="footnote-footer" id="footnote-223605-3"><a href="javascript:;" >3</a>. Papaye (Thaïlande), Aubergine (Inde - Philippines, Riz (Chine - Philippines)</div> <div class="footnote-footer" id="footnote-223605-4"><a href="javascript:;" >4</a>. ici je met la limite à 2015</div> <div class="footnote-footer" id="footnote-223605-5"><a href="javascript:;" >5</a>. un locus est la portion du génome où se trouve localisé un caractère génétique - dans le cas précis du soja Roundup Ready, l'endroit où est localisé le gène conférant une résistance à l'herbicide Roundup</div> <div class="footnote-footer" id="footnote-223605-6"><a href="javascript:;" >6</a>. Station de Recherche Agronomique</div> <div class="footnote-footer" id="footnote-223605-7"><a href="javascript:;" >7</a>. cette sélection ne tient pas compte des travaux de recherche fondamentales effectués sur des plantes modèle comme <em>Arabidopsis</em></div> </div> 
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				<title>No 1a</title>
				<link>http://www.ogm.ch/doc:no-1a</link>
				<description>

&lt;p&gt;En préparation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;by &lt;span class=&quot;printuser avatarhover&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img class=&quot;small&quot; src=&quot;http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;amp;size=small&amp;amp;timestamp=1328394570&quot; alt=&quot;zryd&quot; style=&quot;background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;zryd&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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				<pubDate>Fri, 23 Jul 2010 14:49:20 +0000</pubDate>
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						 <p>En préparation</p> <p>by <span class="printuser avatarhover"><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank"><img class="small" src="http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;size=small&amp;timestamp=1328394570" alt="zryd" style="background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)" /></a><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank">zryd</a></span></p> 
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				<title>UE: des critères socio-économiques</title>
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				<description>

&lt;h1&gt;&lt;span&gt;Critères socio-économiques !&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;by &lt;span class=&quot;printuser avatarhover&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img class=&quot;small&quot; src=&quot;http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;amp;size=small&amp;amp;timestamp=1328394570&quot; alt=&quot;zryd&quot; style=&quot;background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;zryd&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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				<pubDate>Wed, 23 Jun 2010 08:37:20 +0000</pubDate>
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					<![CDATA[
						 <h1><span>Critères socio-économiques !</span></h1> <div class="image-container floatleft"><img src="http://www.ogm.ch/local--files/doc:europe/3dflags_xad0001-0002a.gif" alt="3dflags_xad0001-0002a.gif" class="image" /></div> <p>Comme nous le mentionnions dans <a href="http://www.ogm.ch/doc:europe">notre précédent article</a>, l'Europe semble se ranger à l'option <strong>critères socio-économiques</strong> et à l'exclusion des critères scientifiques dans le débat sur les OGM; en effet, l'Union Européenne choisi de laisser aux états membres <a href="http://bruxelles.cta.int/index.php?option=com_k2&amp;id=4346:lue-doit-laisser-aux-etats-membres-la-possibilite-de-decider-dapprouver-les-ogm&amp;view=item&amp;Itemid=54" target="_blank">la possibilité de décider de l'approbation des culture OGM</a>.<br /> Le Commissaire européen à la Santé et de la Protection des consommateurs John Dalli s'est clairement exprimé: <strong>&quot;Il est clair pour moi qu'il n'existe plus aucune question scientifique à étudier. Tous les aspects scientifiques et en particulier ceux qui concernent la sécurité ont été pris en considération. Tout délai supplémentaire pour accorder des autorisations ne peut se justifier.“</strong></p> <hr /> <p><em>A la mi-juillet, la Commission européenne prévoit de proposer officiellement que le Conseil des ministres de l’UE et le Parlement européen permettent aux états membres d’interdire – sur tout ou partie de leur territoire – la culture d’organismes génétiquement modifiés (OGM) approuvés au plan communautaire.<br /> Parallèlement, elle recommandera le renforcement des critères adoptés dans sa recommandation de 2003 concernant la coexistence entre les cultures génétiquement modifiées, conventionnelles et organiques, afin d’éviter la présence d’OGM dans d’autres produits. Dans la pratique, cela reviendra à autoriser, sous certaines conditions, des régions sans OGM, si la coexistence ne peut être garantie au niveau de la ferme. Cette initiative répond aux orientations politiques fixées en septembre 2009 par le Président de la nouvelle Commission, José Manuel Barroso, qui vise à débloquer le système de prise de décisions de l’Union pour les OGM.Le projet des services du Commissaire à la Santé, John Dalli ne précise pas les raisons qui permettront à un état membre d’interdire la plantation d’OGM. Cependant, il exclut celles qui sont liées à la protection de la santé publique et de l’environnement et celles qui sont liées au risque de présence fortuite d’OGM dans d’autres produits déjà couverts par la législation actuelle.</em><sup class="footnoteref"><a id="footnoteref-831868-1" href="javascript:;" class="footnoteref" >1</a></sup><br /> On attend donc la concrétisation de cette nouvelle législation avec impatience.</p> <div class="collapsible-block"> <div class="collapsible-block-folded"><a class="collapsible-block-link" href="javascript:;">&gt;&gt;&nbsp;plus&nbsp;&lt;&lt;</a></div> <div class="collapsible-block-unfolded" style="display:none"> <div class="collapsible-block-unfolded-link"><a class="collapsible-block-link" href="javascript:;">&gt;&gt;&nbsp;moins&nbsp;&gt;&gt;</a></div> <div class="collapsible-block-content"> <p><iframe src="http://www.europolitics.info/europolitics/eu-to-let-member-states-decide-on-gmo-approval-art274061-46.html" align="" frameborder="" height="400" scrolling="" width="95%" class="" style=""></iframe></p> </div> </div> </div> <p>by <span class="printuser avatarhover"><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank"><img class="small" src="http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;size=small&amp;timestamp=1328394570" alt="zryd" style="background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)" /></a><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank">zryd</a></span></p> <div class="footnotes-footer"> <div class="title">Footnotes</div> <div class="footnote-footer" id="footnote-831868-1"><a href="javascript:;" >1</a>. Source: [<a href="http://www.europolitics.com">http://www.europolitics.com</a>]</div> </div> 
				 	]]>
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				<guid>http://www.ogm.ch/doc:papaye-1</guid>
				<title>La papaye un cas exemplaire</title>
				<link>http://www.ogm.ch/doc:papaye-1</link>
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&lt;h1&gt;&lt;span&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/doc:papaye-1&quot;&gt;Le fruit interdit: la papaye transgénique en Thaïlande&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;by &lt;span class=&quot;printuser avatarhover&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img class=&quot;small&quot; src=&quot;http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;amp;size=small&amp;amp;timestamp=1328394570&quot; alt=&quot;zryd&quot; style=&quot;background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;zryd&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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				<pubDate>Tue, 15 Jun 2010 06:37:32 +0000</pubDate>
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					<![CDATA[
						 <h1><span><a href="http://www.ogm.ch/doc:papaye-1">Le fruit interdit: la papaye transgénique en Thaïlande</a></span></h1> <p>Nous avions déjà signalé <a href="http://www.ogm.ch/doc:papaye">dans un article précédent</a> l'intérêt, à la fois scientifique, agricole et enfin sociologique de la culture de papaye transgénique. Nous vous proposons ici une traduction libre d'un article paru en 2008 déjà et qui discute de manière approfondie les raisons de l'échec de la culture de papaye en Thaïlande. Cet article illustre un cas de collaboration des agriculteurs-producteurs avec des scientifiques indépendants, les avantages d'un développement des plantes transgéniques dans les universités et autres institutions publiques (en toute indépendance des entreprises privées multinationales) et le rôle joué par les ONG anti-OGM dans la destruction de la recherche publique.</p> <hr /> <p><em>Sarah Nell Davidson [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-1-24406a" >1</a>]<br /> Département de biologie végétale de l'Université Cornell, Ithaca, New York 14853</em></p> <p>Vêtus de blanc, capuchon, en tenue de protection individuelle,&quot; les militants de Greenpeace ont enfilé des lunettes, des gants et des masques respiratoires, le genre d’accoutrement que vous vous attendez à voir dans la zone propre d'un laboratoire de nanotechnologie, et non pas dans un champ dans le nord de la Thaïlande bucolique. Enjambant une clôture de barbelés avec une échelle, ils ont commencé à cueillir les fruits de papaye transgéniques (<em>Carica papaya</em>) sur les arbres et à jeter ceux-ci dans des bacs de déchets à risque biologique. Les manifestants se font photographier - la presse avait été alertée - devant une grande banderole jaune imprimé à la fois en thaï et en anglais qui dit: « Stop aux essais d’OGM au champ ».</p> <p>C’était le 27 juillet, 2004, fin du monde pour la biotechnologie agricole en Thaïlande. La protestation auprès du ministère thaïlandais de l'Agriculture (DOA) contre les essais sur le terrain clos, mis en branle un moratoire à l'échelle nationale de tous les essais en champs de plantes transgéniques. Depuis les années 1980, le pays avait été un leader régional dans l'élaboration d'un secteur biotechnologique compétitif.</p> <div class="collapsible-block"> <div class="collapsible-block-folded"><a class="collapsible-block-link" href="javascript:;">&gt;&gt;&nbsp;plus&nbsp;&lt;&lt;</a></div> <div class="collapsible-block-unfolded" style="display:none"> <div class="collapsible-block-unfolded-link"><a class="collapsible-block-link" href="javascript:;">&gt;&gt;&nbsp;moins&nbsp;&gt;&gt;</a></div> <div class="collapsible-block-content"> <p>Quel était est le problème? Il ne s'agissait pourtant pas d'une situation exceptionnelle. Depuis 1998, la papaye résistante à un virus avait été largement cultivée à Hawaï, mais n'avait pas réussi à être commercialisée dans de nombreux autres endroits. Ceci en dépit du fait que génétiquement modifiée ou transgénique (OGM ou transgéniques) la papaye résistante aux virus est proche d'un idéal «pro-poor»<sup class="footnoteref"><a id="footnoteref-780134-1" href="javascript:;" class="footnoteref" >1</a></sup> des cultures transgéniques.</p> <div class="image-container floatright"><img src="http://www.internutrition.ch/technol/human/images/papaya_field.jpg" alt="papaya_field.jpg" class="image" /></div> <p>L'objectif de cet essai est de comparer l'adoption rapide et généralisée de la papaye transgénique à Hawaï, où elle a sauvé une industrie, avec celle de la Thaïlande, où elle n'a pas encore été approuvé pour la commercialisation, même si, dans certaines régions les taux d'infection par le virus sont les jusqu'à 100% et les rendements sont considérablement réduits. Comprendre les facteurs politiques et sociaux qui compromettent l'adoption de cette technologie en Thaïlande peut aider à l'élaboration de meilleures stratégies pour l’introduction de la prochaine génération de cultures biotechnologiques dans d'autres pays.</p> <h2><span>Un virus dérangeant</span></h2> <p><span style="text-decoration: underline;"><em>&quot;Ce qui m'a frappé au début était qu'il y avait là une façon qui n'avait jamais été encore possible de combattre une maladie.&quot;</em></span> Carol Gonsalves, chercheur.</p> <p>Le virus de la papaye (papaya ringspot virus PRSV) est transmis par les pucerons et, dans le monde entier, il est le facteur le plus menaçant de la production de papaye [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-2-65697a" >2</a>]. Après l'infection, PRSV compromet la capacité photosynthétique des feuilles supérieures de l'arbre, conduisant à une diminution de sa vigueur, un retard de croissance, et à des fruits de qualité médiocre. A brève échéance, la plante meurt.</p> <p>Le PRSV a été identifié sur l'île hawaïenne d’Oahu dans les années 1940 et est devenu une menace importante pour l'industrie dans les années 1950. L'industrie a été transféré à l'île alors exempt de virus d'Hawaii où il a prospéré dans la région au climat accueillant de Puna, produisant 95% de la papaye Hawaï dans les années 1970 [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-3-79232a" >3</a>]. Toutefois, il est clair que le virus finirait par infestent l'île d'Hawaii.</p> <p>Les principaux développements de la biologie végétale dans les années 1980 mirent le virologiste Dennis Gonsalves en mesure d'appliquer, en temps opportun, les outils relativement nouveaux de la biotechnologie pour résoudre le problème du PRSV. En ce moment, la « résistance dérivée du pathogène » (RDP) apparaissait comme une stratégie prometteuse pour contrôler les virus de plantes et les protéines de l'enveloppe virale (CP capside protein) se sont révélés être des éliciteurs efficaces de la RDP [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-4-2907a" >4</a>]. Gonsalves et ses collaborateurs avait élaboré une souche bénigne de PRSV pour une utilisation par la méthode protection croisée, mais avec peu de succès. Avec le clonage du gène de la CP de PRSV, le développement du la biolistique « pistolet à gènes » [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-5-40734a" >5</a>], et les progrès de la culture de tissus, ils ont su transformer la papaye avec le gène CP. Cette approche a réussi à rendre la papaye résistant au virus [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-2-81249a" >2</a>] et une lignée homozygote, nommé « Sunset » (lever du soleil) a été générée. Cette lignée résistante a été croisée avec une variété qui est préféré par les cultivateurs hawaïens: la variété à chair jaune « Kapoho ». La ligne résultante résistante a été nommée « Rainbow » [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-2-53500a" >2</a>].</p> <h2><span>Succès en Hawaï</span></h2> <p><span style="text-decoration: underline;"><em>&quot;Pour moi, je sais que le virus m'a presque arrêté. Je ne vais pas revenir en arrière avec des plantes non transgéniques. C'est trop risqué.&quot;</em></span> Willie Julien, producteur hawaïen.</p> <p>Les essais sur le terrain de la ligne transgéniques ont commencé en 1992 sur l'île d' Oahu infestées, et à la fin de cette année, les chercheurs ont indiqué que tous les papayers non transgéniques avaient été infectés, alors que les plantes transgéniques avaient résisté aux virus [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-6-93737a" >6</a>]. Comme on le craignait, le PRSV a sauté les îles et en 1995, l'industrie était en crise, avec des effets de propagation qui menaçait l'économie d' Hawaï (Big Island) dans son ensemble.</p> <p>Heureusement, cette année marque également le début les essais de « Rainbow » in situ à grande échelle dans le terrain [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-6-12026a" >6</a>]. La résistance virale des plantes transgéniques a démontré directement les promesses de la papaye OGM aux producteurs anxieux, conditionneurs de fruits, décideurs, régulateurs et scientifiques. En 1996, l'équipe a commencé le dépôt de requêtes auprès du Département de l’Agriculture (USDA), de l’« Animal and Plant Health Inspection Service (APHIS)» et de l’ <a href="http://www.epa.gov/EPA-PEST/1997/August/Day-22/p22395.htm" target="_blank">« US Environmental Protection Agency (EPA )»</a> afin de déréglementer la culture de papaye transgénique et des consultations avec la « US Food and Drug Administration » pour les approbations concernant la sécurité alimentaire [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-7-56280a" >7</a>]. En 1998, les graines ont été disponibles sur le marché pour les agriculteurs d'Hawaï. Les technologies seront disponibles à temps pour sauver l'industrie, et le Comité administratif de la Papaye (PAC) a pu obtenir l'approbation réglementaire avant que les campagnes anti-OGM ait acquis une notoriété publique. Les droits de propriété intellectuelle et la liberté d'exploiter ont été négociés par l'Université Cornell au nom de la PAC [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-8-16098a" >8</a>]. Parmi les batailles et les conflits il y eu des disputes sur la valeur de la RDP transgénique, l'utilisation de gènes de résistance aux antibiotiques et du promoteur 35S du virus de la mosaïque du chou-fleur, et à propos des droits d'utilisation du pistolet à gènes (cette technologie biolistique était une licence de DuPont - R. Cahoon, communication personnelle).</p> <p>Une fois les graines ont été offerts aux producteurs, l'adoption a été remarquablement rapide par rapport à d'autres cultures transgéniques; dans la première année, 98% des producteurs de Puna s’étaient enregistrés auprès du PAC pour recevoir la semence, et 73% la mirent en culture [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-6-36098a" >6</a>]. Dès la deuxième année, 56% de la superficie fruitière était transgénique. Les petits producteurs (de 0,4 à 2,4&#160;ha de papaye) sont ceux qui ont adopté la technologie le plus rapidement. Peut-être le plus important, la disponibilité de la papaye OGM permit aux producteurs de revenir à la culture de la papaye après leurs difficultés à trouver d'autres sources de revenu au cours de l'épidémie [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-9-16496a" >9</a>].</p> <p>L’adoption a été rapide pour plusieurs raisons: les campagnes de communication positive et l'engagement des agriculteurs au cours de la phase de recherche et de développement et des essais sur le terrain ; la distribution d'environ 1,134&#160;kg de semences gratuites aux producteurs inscrits, et le fait que la technologie ait concerné un problème immédiat qui mettait en jeu les moyens d'existence des agriculteurs [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-6-90867a" >6</a>].</p> <h2><span>La papaye OGM dans les pays en voie de développement</span></h2> <p><span style="text-decoration: underline;"><em>&quot;Ici, les gens ne peuvent se permettre la vanité.&quot;</em></span> - Dr. M. Abdul Momin, principal responsable scientifique, Division de la recherche à la ferme de l'Institut de recherche agricole du Bangladesh, Pabna.</p> <p>La papaye est principalement produite et consommée dans les pays en développement. Elle est riche en vitamine C et riche en provitamine A (caroténoïdes), les facteurs qui, indirectement, facilitent l'absorption du fer. Ainsi, elle contribue à atténuer deux des trois grandes carences en micronutriments qui frappent les personnes sous-alimentées dans le monde (de la vitamine A, du fer, et de l’iode). Une portion de 100&#160;g de papaye mûre (environ un quart d’une petite papaye hawaïenne), fournit 133% de l'apport quotidien recommandé de vitamine C pour un adulte et 33% de l'apport quotidien recommandé en vitamine A [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-10-1041a" >10</a>] .</p> <p>La papaye est consommée dans les pays en développement comme un fruit frais, comme un légume vert cru dans les salades, et comme légume cuit. Bien que produite à une échelle commerciale dans de nombreux pays en développement, la papaye est aussi une culture de subsistance populaire dans les jardins potagers et les basse-cours des agriculteurs, car elle est facile à cultiver, produit des fruits dans la première année après la plantation, et nécessite peu d'intrants. Même si c’est une culture mineure par rapport aux standards mondiaux, la papaye est très intéressante pour la diversification du régime alimentaire des ruraux pauvres dans les pays tropicaux. Malheureusement, dans la plupart des pays, la papaye souffre du PRSV, ce qui limite sa productivité commerciale, et affecte l’agriculture de subsistance [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-9-48650a" >9</a>].</p> <p>Les développeurs de la papaye transgénique ont dès le départ envisagé la variété OGM comme un produit prometteur de la biotechnologie en faveur des pauvres et étaient désireux de collaborer avec des chercheurs des pays en développement. Des variétés résistantes aux virus ont ainsi été mises au point pour le Brésil, la Jamaïque, le Venezuela, la Thaïlande, la Chine et les Philippines. Pourtant nulle part, en dehors d’ Hawaï, les producteurs ou les consommateurs n’ont tiré profit de ces plantes transgéniques. Gonsalves et ses collègues (2007) [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-9-29811a" >9</a>] ont expliqués comment les défis auxquels les pays en développement sont confrontés lors de l'adoption de la papaye OGM ont été surmontées à Hawaï. Les auteurs estiment que cette technologie est particulièrement adaptée aux agriculteurs à faible revenu. En ce qui concerne la demande des consommateurs, la valeur nutritionnelle de la papaye, certes importants pour les consommateurs d’ Hawaï est encore plus crucial dans les pays en développement où la papaye est déjà populaire. La papaye OGM ne nécessite pas de changements dans les pratiques de gestion ou de gros investissements, elle ne modifie pas les coûts de production, et l'accès à la propriété intellectuelle est déjà en cours de négociation dans plusieurs pays dans une perspective philanthropiques [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-9-34820a" >9</a>]. Parce que les effets du PRSV ont été aussi dévastateur dans d'autres pays qu'ils l'ont été à Hawaï, il y a un besoin évident de trouver une solution, et une demande par les producteurs se fait de plus en plus entendre.</p> <h2><span>L'échec</span></h2> <p><span style="text-decoration: underline;"><em>&quot;La culture de papaye est dévastée et nous avons une solution ici. Tout cela se résume à une volonté politique. Si vous voulez avoir un impact, il faut être politique. Telle est l'essence de la vie moderne.&quot;</em></span> Dennis Gonsalves-.</p> <p>Si la papaye OGM est une culture transgénique prometteuse, pourquoi n’est-elle pas cultivée partout sous les tropiques? Bien que les raisons varient dans une certaine mesure de pays à pays, des thèmes dominants émergent. Il y a d’abord un manque d'engagement des agriculteurs dans le débat, et lorsque le réseautage des agriculteurs ne se met en place, il est souvent dominé par une organisation anti-OGM non gouvernementales (ONG) et rarement par une agence gouvernementale ou les services de vulgarisation agronomique de l'Université. De nombreux pays en développement n'ont toujours pas les lois de biosécurité et trop souvent ces pays manquent d'une infrastructures suffisantes et de cadres scientifiques formés pour effectuer les tests réglementaires nécessaires avant la commercialisation. La peur de la bio-piraterie par des entités étrangères est directement liée aux préoccupations en matière de propriété intellectuelle parce que les concepts de la propriété intellectuelle ont été élaborés et mis en œuvre précédemment dans les pays riches. Enfin, les marchés de nombreux pays sont tributaires de la politique et les exigences des consommateurs des pays importateurs. On peut comprendre la façon dont ces obstacles ont entravé l'adoption de la papaye OGM dans les pays en développement en examinant le cas en Thaïlande, qui à bien des égards est devenue le foyer de la controverse autour de la papaye OGM PRSV-résistante. Là, elle est devenu l’emblème, à la fois propre et au figuré, du débat sur la biotechnologie agricole en général.</p> <h2><span>Le conflit de la papaye en Thaïlande</span></h2> <p><span style="text-decoration: underline;"><em>&quot;En Thaïlande la controverse [sur la papaye) entre le gouvernement et un petit groupe d'activistes fait ralentir les progrès dans notre pays et s'aggraver de jour en jour.&quot;</em></span>-Vilai Prasartsee, directeur, centre de Khon Kaendu (technique végétales) et Département de l'Agriculture de Thaïlande .</p> <p>La Thaïlande est un exportateur d'aliments et un leader régional dans la main-d'œuvre intellectuelle et les ressources techniques. Le pays a embrassé dès le début le génie génétique et, par rapport à d'autres pays en développement, le manque d'infrastructures n'a pas été le principal obstacle à l'adoption des cultures biotechnologiques. L’unité de génétique des plantes et de biotechnologie, situé sur le campus Kampaengsaen de l'Université Kasetsart, a appliqué des techniques de pointe en biotechnologie dès 1985 [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-11-87418a" >11</a>]. Dans les années suivantes, de nombreuses cultures transgéniques ont été développés dans le pays et 40 cultures transgéniques ont été approuvées pour des études en Thaïlande au cours de la période allant de 1992 à 2000 [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-11-19651a" >11</a>] <a href="http://www.croplifeasia.org/ref_library/biotechnology/Study_AgBiotech_Benefits_in_Thailand_07May2007.pdf" target="_blank">(voir ICI)</a>.</p> <p>La papaye est cultivé dans toutes les régions de la Thaïlande sur le plan commercial, et par les petits agriculteurs qui, en général plantent les papayersdans des jardins potagers ou en périphérie des rizières. La Thaïlande produit moins de 2% de la récolte de la papaye dans le monde, et se classe au 12ème rang des producteur [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-11-7052a" >11</a>]. Quatre-vingt dix pour cent de tous les papayes cultivées en Thaïlande sont consommées dans le pays, et le reste est exporté sous forme de salade de fruits en conserve [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-11-98167a" >11</a>]. Au-delà de sa valeur nutritive, la papaye est un aliment important culturellement, il n'est pas rare que les Thaïlandais consomment la salade de papaye verte, le som tam, tous les jours, en particulier dans la région nord-est de l'Isaan.</p> <p>Comme dans la plupart des pays, la production de papaye en Thaïlande est limitée principalement par le PRSV; ce virus a été observé dès 1975 [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-11-2838a" >11</a>]. En 1981 Vilai Prasartsee, chercheur au Département de l'Agriculture Thaï, entrepris des efforts pour contrôler le virus au moyen d'un programme d'arrachage [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-12-5058a" >12</a>]. Bien que ce soit une solution valable, la réticence des villageois à éliminer des arbres infectés qui étaient déjà en fruits a limité son succès (V. Prasartsee, communication personnelle). En 1986, Prasartsee a contacté Gonsalves, qui travaillait à l'époque à la méthode de protection croisée. Avec les fonds de l'Agence américaine pour le développement international et le ministère thaïlandais de l'Agriculture et des Coopératives, ils ont commencé une collaboration et les efforts ont été mis en parallèle avec Hawaï. En 1995, deux scientifiques en provenance de Thaïlande sont allés au laboratoire Gonsalves à Cornell de développer des lignées OGM PRSV-résistants. Deux des variétés préférée en Thaïlande et ont alors été transformées par bombardement de microparticules. La construction contenait un gène <em>&quot;non translatable&quot;</em><sup class="footnoteref"><a id="footnoteref-780134-2" href="javascript:;" class="footnoteref" >2</a></sup> de la protéine de la capside (CP) isolés d'une souche du virus de la Thaïlande. Parce que le PC n'est pas traduit, aucune quantité détectable de protéine de la capside (CP) n'était présente dans la papaye transformée [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-13-18084a" >13</a>].</p> <p>Depuis 1997, outre la poursuite des essais confinés en serres, des essais en champ ont été réalisées à partir de 1999 et jusqu'en 2004, année de l'interdiction. La 3ème génération des deux variétés ont montré de 97% à 100% de résistance au virus. En outre, le groupe thaïlandais a commencé à évaluer la sécurité de papaye OGM. Entre 2001 et 2004, six séries d'expériences ont été menées qui n'ont montré aucun effet écologique négatif de la papaye OGM sur les cultures adjacentes d'arbres non-OGM, sur la flore microbienne, les insectes bénéfiques ou le sol environnant. Aucune différence dans la qualité nutritionnelle n'a été trouvés, aucune protéine allergène ou toxique n'a été mise en évidence, et les rats nourris avec la papaye OGM n'a pas montré d'anomalies [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-13-98020a" >13</a>].</p> <p>L'action de Greenpeace en 2004 a donc sapé toute une décennie de recherches. Greenpeace a prétendu que des plants de papaye OGM avaient été distribué et cultivés en dehors des sites d'essais officiels à la suite de la négligence du DOA, et a présenté des preuves de la présence du gène de résistance à l'antibiotique nptII et de la séquence du promoteur 35S du virus de la mosaïque du chou-fleur dans des papayers cultivés illégalement par les agriculteurs dans 37 provinces [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-14-18690a" >14</a>]. Le DOA a répondu en dénonçant deux militants de Greenpeace pour intrusion, vol et destruction de biens, les militants ont été acquittés en 2006. En Septembre 2004, le ministre de l'Agriculture a confirmé la fuite lorsque des échantillon de semences de 239 agriculteurs qui avaient acheté ce qui était supposé être de la papaye non-OGM à la station de recherche ont été testés positifs [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-15-6577a" >15</a>]. Le ministre a ordonné l'élimination de tous les arbres testés positifs, et l'arrêt de toutes les culture par les 2.600&#160;bénéficiaires d'une distribution gratuite de graines de papaye au titre d'aide au petits exploitants. Le coup final fut donné par l'ordre de destruction de tous les essais sur le terrain à Tha Pra. Les travailleurs de la station ont donc coupé tous les arbres de la parcelle de 1,8&#160;ha et enterré le matériel végétal dans des fosses sur place. Le Premier ministre a ordonné la destruction de tous les essais sur le terrain dans le pays, suite à une décision du Cabinet d'imposer un moratoire sur tous les essais en milieu confiné en Thaïlande, en plus de l'interdiction de 2001 sur les essais en plein champ. Cela a amené la recherche sur les biotechnologies agricoles pratiquement au point mort [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-11-76033a" >11</a>].</p> <p>Au cours de la période allant de 2005 à 2006, la bataille entre Greenpeace et le DOA a eu lieu principalement dans les salles d'audience de la justice thaïlandaise. Pendant ce temps le comité national de biotechnologie, présidé par le premier ministre Thaksin Shinawatra, a présenté un projet de politique nationale sur la biotechnologie en 2005, bien que la politique spécifique à l'application du génie génétique à l'agriculture soit toujours en suspens [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-11-21298a" >11</a>]. Un projet de loi national sur la biosécurité, en fin de compte supervisé par le ministère des Ressources naturelles et de l'Environnement, a été achevée en 2005 et a fait l'objet d'un examen public dès cette date [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-11-79924a" >11</a>].</p> <div class="image-container floatleft"><img src="http://www.nationmultimedia.com/2007/09/20/national/images/30049593-01.jpg" alt="30049593-01.jpg" class="image" /></div> <p>Le 19 Septembre 2006, le gouvernement Thaksin a été renversé dans la nuit par un coup rapide d'État, qui ont gravement retardé les progrès dans l'adoption d'une législation sur les biotechnologies. Le gouvernement intérimaire mis cependant après coup un défenseur des biotechnologies, le virologue Thira Sutabutera, au le poste de ministre de l'Agriculture. Les tentatives du ministère d'aller vers la levée du moratoire furent contrariés par des manifestants en 2007. Thira avait prévu de soumettre une proposition de levée d'interdiction au cabinet thaïlandais , le 28 août 2007. Toutefois, avant la réunion du cabinet, Greenpeace déversa environ 10 tonnes de papaye OGM en face de l'immeuble du ministère des l'Agriculture. Cette action fut efficace pour retarder la réunion, mais le chaos qui suivit à l'extérieur du ministère fut un essai fascinant de l'acceptation des consommateurs de la papaye OGM. En dépit des manifestants de Greenpeace déguisés en <em>&quot;zombie OGM&quot;</em> les passants récoltèrent autant de papayes qu'ils le pouvaient [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-16-440a" >16</a>]. Lla papaye transgénique n'est pas encore autorisée, mais le message était clair et les consommateurs largement présentés comme un contre-feu à l'activité de Greenpeace. Avec peu de temps dans son poste intérimaire, Thira entamma la dernière ligne droite avant le 25 décembre, seulement 2 jours après l'élection générale de 2007. Le cabinet rejeta une proposition visant à mettre fin au moratoire de 2001, décidant de laisser la décision à la prochaine administration [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-17-86995a" >17</a>]. Toutefois, le cabinet mis en avant une résolution de compromis qui permettra des essais limités au champ dans des installations gouvernementales sécurisées. Chaque demande doit être approuvée par le Cabinet et sera ouverte à l'examen public - les obstacles restent qui font des essais sur le terrain pratiquement impossible, qui plus est, il reste à déterminer si la résolution tiendra devant les tribunaux.<sup class="footnoteref"><a id="footnoteref-780134-3" href="javascript:;" class="footnoteref" >3</a></sup></p> <h2><span>Les acteurs de la controverse</span></h2> <p><strong><em>&quot;Oui, j'ai cultivé de la papaye OGM. Je l'ai reçue de mon frère. On lui dit que s’il en mangeait, il serait stérile. Cependant, j'ai mangé les fruits de cette papaye et ils sont délicieux.&quot;</em></strong> -Un agriculteur Isaan.</p> <p>Le DOA n'a pas été la seule victime de Greenpeace en 2004. Les agriculteurs qui ont acheté des semences non GM à la station de recherche ont été ceux dont les moyens d'existence ont été les plus immédiatement touchés ([<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-14-59157a" >14</a>]; V. Prasartsee, communication personnelle). L'histoire ci-dessous illustre ce qui est arrivé à un producteur après les événements de 2004. Son expérience illustre la situation d'autres petits agriculteurs qui se sont trouvés pris entre deux feux.</p> <p>Mme Somkuan Sriwongchotisakul est une veuve de 55 ans qui possède un verger de 4,8&#160;ha sur sa ferme mixte en dehors d'un petit village au cœur de l'Isaan. Sriwongchotisakul a pris un prêt 80.000 baht thaïlandais (env. 3000 CHF) pour le travail et les matériaux nécessaires à la culture de papaye (S. Sriwongchotisakul, communication personnelle). En 2003, Sriwongchotisakul, dans le cadre d'une coopérative de 50 membres du village, a acheté 5.000 plants de papaye prétendument non-OGM de la station de recherche et a été enregistrée en tant que destinataire des semences [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-18-3347a" >18</a>]. Quelques mois plus tard, des militants de Greenpeace sont venus à sa ferme pour examiner ses arbres et obtenir confirmation que Sriwongchotisakul avait obtenu des graines de la station de Tha Pra. Le lendemain de la protestation à Tha Pra, un groupe est venu recueillir des échantillons de ses fruits et ont remplis plusieurs sacs pour les tests. Par la suite, Greenpeace a annoncé qu'elle cultivait en fait de la papaye OGM.</p> <p>Suite à ce constat, le chef du village a annoncé aux voisins de Sriwongchotisakul que ses papaye étaient illégales et nocives pour la santé humaine <em>&quot;Il y avait des affiches qui disaient que cette papaye c'est Dracula et que si quelqu'un en mange, il mourra&quot;</em>, a rappelé Sriwongchotisakul. Les autorités locales ont ordonné la destruction de ses arbres. Sriwongchotisakul a depuis renoncé à son plan de gagner sa vie en cultivant la papaye et à la vente de som tam localement, mais son prêt bancaire maintenant non rémunéré constitue une dette importante. L'animosité entre elle et de nombreux villageois reste et elle s'est largement retirée de la vie sociale du village (S. Sriwongchotisakul, communication personnelle).</p> <p>Malgré l'impact que la papaye OGM a eu sur les agriculteurs qui, comme Sriwongchotisakul, ont été la cible des événements de 2004, la plupart des petits agriculteurs ont peu ou pas de connaissance des cultures génétiquement modifiées. Les réponses, obtenues à partir d'une étude menée par le Foreign Agricultural Service de l'USDA [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-19-27729a" >19</a>], ont indiqués que 38% des agriculteurs du nord n'étaient pas au courant des propriétés la papaye OGM. Soixante-quatre pour cent ont dit connaître de la technologie, mais seulement 37% en avaient une compréhension correcte. Dans une étude effectuée 2 ans plus tard, j'ai trouvé que, alors que seulement 55% des agriculteurs étaient familiers avec le terme thaï pour PRSV, 95% ont déclaré que leurs arbres avaient souffert de symptômes décrits (SN Davidson, données non publiées). Lorsqu'on leur a demandé s'ils avaient entendu parler de techniques de sélection traditionnelles comme la production d'hybrides, 55% ont dit qu'ils en avaient entendu parler. Quatre-vingt-quatre pour cent des répondants ont approuvé ces techniques, 3% les désapprouvaient, et 3% étaient incertains. Lorsqu'on leur a demandé s'ils avaient entendu parler du génie génétique, 30% ont dit qu'ils en avaient entendu parler. Malgré ce faible nombre, après qu'on leur aie expliqué le concept, 81% des agriculteurs a approuvé des méthodes, 5% les ont désapprouvées, et 14% étaient incertains. Lorsqu'on leur a demandé ce qu'ils associaient aux méthodes de génie génétique, nombreux sont ceux qui ont refusé de répondre, car ils n'étaient pas familiers avec ces problèmes. Ceux qui ont répondu ont fait massivement des associations positives, en utilisant des mots comme <em>&quot;développement&quot;, &quot;progrès&quot;, &quot;devenir riche&quot; et &quot;abondance de fruits&quot;</em>. Quatre-vingt-cinq pour cent des agriculteurs ont dit qu'ils planteraient des papayes OGM si elles étaient résistantes à la maladie. Dix pour cent ne savaient pas ce qu'ils feraient et 5% ont dit qu'ils avaient déjà planté la papaye OGM. Aucun des agriculteurs n'a dit qu'ils ne voudrait pas la planter.</p> <h3><span>L'opposition</span></h3> <p><strong><em>&quot;Une technologie qui n'est pas Thaï n'est pas bonne pour la Thaïlande.&quot;</em></strong>-Natwipha Ewasakul, militant anti-OGM, Greenpeace Asie du Sud.</p> <p>Les activités de la multinationale de Greenpeace International (GPI) ont pesé lourdement sur la controverse autour de la papaye en Thaïlande. On peut affirmer que sans l'influence, à la fois financières et idéologiques, du groupe basé en Europe, l'interdiction des cultures OGM par le cabinet ministeriel n'aurait peut-être jamais été prononcée. Ainsi, en considérant le cas de la papaye en Thaïlande OGM,on peut comprendre le rôle Important que cette organisation a joué, notamment dans le définition de la papaye OGM comme <strong>fruit défendu</strong>.</p> <p>Les bureaux de Greenpeace dans le monde entier régionaux fonctionnent comme des concessions de la maison-mère GPI aux Pays-Bas. Les bureaux régionaux doivent souscrire à un sous-ensemble pertinent des campagnes mises en avant par GPI et les appliquer au niveau local et à des degrés divers ils sont financièrement dépendants de GPI. Selon Jiragorn Gajaseni, qui a servi comme directeur exécutif de Greenpeace Asie du Sud (GPSEA) de 2000 à 2004, le GPSEA basé à Bangkok reçoit environ 90% de ses coûts d'exploitation annuels de GPI. Selon Gajaseni, Bangkok a été choisi comme siège du bureau d'Asie du Sud parce qu'il a offert un soutien financier et politique (J. Gajaseni, communication personnelle). Environ 200.000 personnes, dans les zones urbaines Bangkok, font un don mensuel moyen de 100 bahts (3,20 $ en dollars américains) (J. Gajaseni, communication personnelle). Il faut mentionner aussi qu'à cette époque la Thaïlande a été ouverte au niveau politique et disposait d'une presse relativement libre. <em>&quot;Mais dans des pays comme le Vietnam,&quot;</em> explique Gajaseni, <em>&quot;vous ne pouvez faire le genre de campagnes de Greenpeace, dans le style de Greenpeace.&quot;</em> Le développement stratégique des campagnes du GPSEA en Thaïlande a suivi un modèle de croissance par le succès. Dès le début, Gajaseni a annulé une campagne sur la protection des forêts pour se concentrer sur la campagne anti-OGM parce que les militants ont réussi, de cette manière à attirer l'attention des médias et à renforcer l'image de Greenpeace (J. Gajaseni, communication personnelle). Gajaseni appelle cette campagne contre la papaye OGM le point culminant de l'action <em>&quot;de Greenpeace Asie du Sud.&quot;</em></p> <p>Gajaseni admet volontiers que le style de la campagne de Greenpeace était peut être <em>&quot;trop radical&quot;</em> pour les Thaïlandais. Mais selon lui, une campagne menée d’une manière plus conforme à la culture thaïlandaise n’aurait pas été efficace. Greenpeace met l'accent sur le réseautage et une stratégie d'<em>&quot;agression&quot;</em> (J. Gajaseni, communication personnelle). <em>&quot;Nous devons frapper au bon endroit&quot;</em>, explique Gajaseni. Déterminer comment et où frapper est décidé lors de l'évaluation annuelle de chaque campagne. <em>&quot;En 2004 à Khon Kaen, il était très clair que c’était le plus grand essai sur le terrain&quot;</em>, déclare Gajaseni en poursuivant <em>&quot;Si vous frappez la station de recherche agronomique de Tha Pra et insistez sur la papaye OGM dans une région où elle est l'aliment de base pour l'ethnie Isaan, vous pouvez être plus efficace.&quot;</em> Gajaseni a expliqué: <em>&quot;Après notre campagne en Isaan il y eu beaucoup d'organisations locales qui ont contribué à rendre la situation intenable pour la papaye OGM et pour le gouvernement.&quot;</em> Il conclu: <em>&quot;Nous sommes des catalyseurs&quot;</em>.</p> <p>La lutte contre la politique de tolérance zéro de Greenpeace est une tâche difficile pour les scientifiques, cependant tous les groupes anti-OGM ne sont pas aussi dogmatiques. BIOTHAI est un groupe de surveillance local basé à Bangkok, créé en 1995 pour préserver la riche biodiversité de la Thaïlande. Bien qu'en principe, ce groupe soit opposé au génie génétique, leur vision d'avenir n'est pas aussi étroite que celle de Greenpeace. Le directeur de BIOTHAI Wintoon Lianchamroon explique: <em>&quot;En réalité, nous travaillons toujours dans ce pays et nous avons des amis dans les milieux académiques qui ont investi de nombreuses années de recherche sur les cultures de plantes génétiquement modifiées; nous devons donc travailler avec eux afin qu'ils puissent faire leur travail &#8230; nous leur demandons de le rester dans leur laboratoire ou en serre &#8230; ceci est très différent de la position de Greenpeace.&quot;</em> Le groupe se distingue de Greenpeace pour des motifs culturels. <em>&quot;Greenpeace est une ONG internationale &#8230; Ils ne connaissent pas la situation culturelle, la situation politique ou économique dans ce pays et la culture de la population locale. Nous devons tenir compte de ces facteurs avant de nous lancer dans notre propre travail de lobbying</em> &quot;, a déclaré Lianchamroon. Bien que BIOTHAI collabore souvent avec Greenpeace ainsi que d'autres ONG en Thaïlande, son <em>modus operandi</em> est différent. <em>&quot;Il y a certaines choses que nous ne pouvons pas faire; ce fut le cas quand ils ont détruit les cultures de papaye. Cela nous ne pouvons pas le faire, en raison de notre culture [Thai]&quot;</em>, a expliqué Lianchamroon (W. Lianchamroon, communication personnelle).</p> <h3><span>Les médias</span></h3> <p><em>&quot;Les aliments OGM ne sont pas sûr, mettent en garde les activistes des États-Unis.&quot;</em> titre du 3-Décembre, 2007 du Bangkok Post.</p> <p>La presse thaïlandaise est actuellement classés par Freedom House comme &quot;partiellement libre&quot; et donc la couverture des questions controversées telles que le génie génétique n'est pas due à un manque de liberté de la presse. Le dynamisme croissant du GPSEA se reflète dans la couverture médiatique de la problématique de la papaye-OGM et est encouragé par la position chancelante du gouvernement à propos des biotechnologies vertes.<br /> La couverture par les médias thaïlandais du sujet <em>&quot;papaye-OGM&quot;</em> est, jusqu'en 2002 très faible; mais elle subi ensuite un effet de battage lorsqu'en 2004 [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-20-40406a" >20</a>], Greenpeace accuse le DOA d'avoir distribué des graines de papaye transgénique provenant de la station de recherche de Tha Pra. Cette nouvelle va agir comme un déclencheur &quot;événement&quot; dans la couverture médiatique de la papaye OGM dans la seconde moitié de cette même année, puis cela reste ensuiteun sujet d'actualité pendant un certain temps [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-20-56846a" >20</a>]. En 2005, lorsque Greenpeace et la DOA vont au tribunal, la couverture chute. Elle reprend en 2007, à la fin août, lorsque Greenpeace réussi à empêcher le cabinet de lever l'interdiction des essais sur le terrain puis à nouveau en Décembre, avant les élections générales.<br /> Dans une analyse comparative de la couverture médiatique des cultures transgéniques en Chine (riz transgénique <a href="http://www.ogm.ch//Oryza">sativa//</a>), Thaïlande (papaye OGM), et aux États-Unis (riz transgénique et papaye), Xiang [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-20-21467a" >20</a>] constate que la presse thaïlandaise montre des attitudes négatives à l'égard des cultures transgéniques, probablement parce qu'elle utilise essentiellement comme sources d'informations, les communiqués des groupes de défense anti-OGM, tels que Greenpeace. Xiang [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-20-52431a" >20</a>] constate aussi que les journaux américains de citent plus fréquemment des revues scientifiques, et des représentants de l'industrie et des agriculteurs que leurs homologues en Thaïlande. En revanche, les journaux thaïlandais ont massivement cité des groupes de défense anti-OGM alors que les milieux scientifiques sont moins souvent cités.</p> <h3><span>La question de la propriété intellectuelle</span></h3> <p><em>&quot;Le secret entourant les brevets des États-Unis sur les papayes transgéniques, y compris les nouveaux brevets actuellement en cours, s'ajoute aux risques inconnus que cette expérience génétique pose aux agriculteurs thaïlandais, auxconsommateurs et à l'environnement.&quot;</em> <a href="http://www.greenpeace.org/seasia/en/" target="_blank">Greenpeace SEA</a>.</p> <p>Les questions relatives à la propriété intellectuelle ont alimenté le débat. Dans les médias thaïlandais, la <strong>Cornell Research Foundation (CRF)</strong>, qui gère les questions de propriété intellectuelle à l'Université Cornell, a fait l'objet de contrôles, stimulés en grande partie par des accusations de groupes d'activistes qui accusent Cornell est de voler les biens thaïlandais, en l'occurence, <em>la séquence du gène de la CP PRSV Thai</em> (Asie du Sud-Greenpeace, 2004Go).</p> <p>Parce que le travail de biologie moléculaire a été réalisée dans des laboratoires à l'université Cornell, cette université a considéré la séquence comme sa propre propriété intellectuelle. Les séquences CP obtenues à partir de souches fournies par les chercheurs d'autres pays, comme la Jamaïque, le Venezuela et le Brésil, ont également été couvertes par le brevet déposé par la CRF (R. Cahoon, communication personnelle).</p> <h3><span>Une (agri)-culture en faveur des pauvres</span></h3> <p>Tous les intervenants, qu'ils soient de l'industrie, des universités ou des groupes d'activistes anti-OGM, conviennent que, dans la bataille qui se déroule en Thaïlande concernant la papaye OGM le but est de gagner celle-ci. Ils voient la culture de papayes transgéniques comme une culture <em>«passerelle»</em>, et donc une culture précurseur des autres cultures OGM. Greenpeace voit toutes les cultures transgéniques comme une menace pour la sécurité de l'approvisionnement alimentaire du monde. D'autre part, les acteurs internationaux du secteur des semences, qui ne sont pas directement impliqués dans le développement de la papaye transgénique, font la promotion celle-ci comme élément d'une agriculture respectueuse de l'environnement, en espérant que cela ouvre les portes de leurs propres produits. L'ancien directeur de GPSEA Jiragorn Gajaseni explique sa position, <em>&quot;La papaye ce n'est rien. Mais la raison pour laquelle le secteur biotechnologique pousse à la culture de la papaye est parce qu'ils veulent celle-ci (la papaye) comme un chef de file pouvant ouvrir les portes pour une autre grande culture dans cette partie de la monde: il s'agit du riz</em>&quot;. Gajaseni admet (J. Gajaseni, communication personnelle) que les chercheurs de Tha Pra sont <em>&quot;tout simplement une petite partie de cela.&quot;</em> Il ajoute: <em>&quot; Que Tha Pra soit notre cible, c'est juste une malchance pour eux.&quot;</em> . Donc si, dans le meilleur des cas, même une culture utile aux paysans pauvres, ne peut être mise en place à cause des barricades montée par les militants anti-OGM, où est l'espoir pour la prochaine génération de cultures biotechnologiques?</p> <h3><span>La prochaine génération de plantes transgénique à la rencontre de la prochaine génération des biologistes végétaux</span></h3> <p><em>&quot;Je me sens dans une sorte de vide puisque nous n'avons pas encore pu entièrement transférer cette technologie aux pays en développement et je crains que le temps ne soit compté pour moi. C'est là mon principal défi à résoudre.&quot;</em> Dennis Gonsalves-.</p> <p>Je dirais que l'espoir pour la prochaine génération de cultures biotechnologiques peut être trouvés dans les enseignements de la précédente génération. Ce qui s'est passé en Thaïlande constitue une expérience qui peut fournir aux scientifiques des indices sur la façon de transférer les bénéfices de leurs activités de recherche du laboratoire vers les agriculteurs et les consommateurs qui en ont le plus besoin. Une sensibilisation à la culture locale est essentielle. Évaluer les besoins des agriculteurs permet de comprendre si la technologie en question permet de résoudre un problème auquel font face ces agriculteurs, et si ceux-ci sont en mesure d'adopter cette technologie. En utilisant la base même des stratégies de mise en réseau que les opposants au génie génétique ont utilisé de manière efficace, des relations avec les producteurs locaux doivent être mises en place, facilitant la compréhension interculturelle. Ce fut là une grande différence entre les situations d'Hawaï et de la Thaïlande. Miser sur l'engagement des producteurs, comme cela fut le cas à Hawaï, et développer des canaux pour des campagnes d'éducation efficaces. Les agriculteurs sont parmi les plus ardents adeptes de nouvelles technologies si ils les considèrent comme un moyen de s'élever au-delà de leur niveau de vie actuel, mais ils ont besoin d'en entendre parler et d'être convaincus. Une technologie générée localement est beaucoup plus facilement adoptée par les pays en développement que si elle est perçue comme étrangère, comme en témoigne le cas des Philippines (R. Hautea, communication personnelle). Collaborer avec les chercheurs de la région et promouvoir le développement technologique dans le pays favorise également la capacité future du pays en question à adopter une nouvelle technologie.</p> <p>Les facteurs économiques pèsent lourdement. On estime que si la papaye OGM avait été adoptée en Thaïlande et la production serait revenue à des niveaux record historique, les rendements auraient augmenté de 471% et le bénéfice économique annuel pour la Thaïlande serait d'environ 880 millions en dollars américains [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-26082-11-13127a" >11</a>]. La situation sur les marchés d'exportation est également critique. Dans le cas de la Thaïlande, 90% de la papaye est consommée localement. Cependant, une partie des 10% exportés sous forme de salade de fruits en conserve est destinée à l'Europe, ce qui impose des contraintes (production non-OGM) sur l'industrie de la papaye dans son ensemble.</p> <p>Les politiques publiques sont tout aussi importantes. En l'absence de lois sur la biosécurité, il est plus facile pour les groupes anti-OGM de prétendre que les cultures seront introduites mal à propos. Si le pays n'a pas l'infrastructure et le savoir-faire pour mener les tests réglementaires, il est important de se demander qui sera délégué à la technologie et prendra les mesures nécessaires.</p> <p>Enfin, il est temps de rencontrer la presse. Bien que les scientifiques ne soient généralement pas formés à la communication médiatique, qui est le mieux qualifié pour discuter des risques et des avantages des cultures OGM? Si les scientifiques n'assument pas cette tâche, où donc le public ira chercher ses information?</p> <p>Si l'objectif de la prochaine génération de cultures biotechnologiques est d'avoir un impact sur ceux qui ont vraisemblablement le plus à gagner et n'ont pas encore de profiter des avantages de la première génération, ceux des pays en développement, alors il est temps pour les scientifiques de quitter leur labo, d'aller dans les champs, de conduire un buffle d'eau pendant une longue journée, de rencontrer les paysans que cela concerne et de montrer la même passion envers les applications au champ de leurs technologie que celle qu'ils ont montré au laboratoire. Il est temps de s'organiser, de faire de la politique, de se faire entendre, et de sortir du laboratoire. Sinon, les fruits de cette recherche passionnante resteront interdits.<br /></p> <div class="bibitems"> <div class="title">Bibliography</div> <div class="bibitem" id="bibitem-26082-1">1. 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Cahoon R (2003) <em>A case study in university technology: PRSV-resistant papaya licensing</em>. In Virus Resistant Transgenic Papaya in Hawaii: A Case Study for Technology Transfer to Lesser Developed Countries: Proceedings of an OECD/USAID/ARS Conference, October 22–24, 2003, Hilo, Hawaii. Organisation for Economic Cooperation and Development/U.S. Agency for International Development/Agricultural Research Service, Washington, DC, pp 139–142</div> <div class="bibitem" id="bibitem-26082-9">9. Gonsalves C, Lee DR, Gonsalves D (2007) <em>The adoption of genetically modified papaya in Hawaii and its implications for developing countries</em>. J Dev Stud <strong>43</strong>: 177–191</div> <div class="bibitem" id="bibitem-26082-10">10. Duxbury JM (2003) Food systems approaches to nutrition and health: the role of transgenic papaya. 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Organisation for Economic Cooperation and Development/U.S. Agency for International Development/Agricultural Research Service, Washington, DC, pp 161–170</div> <div class="bibitem" id="bibitem-26082-13">13. Sakuanrungsirikul S, Sarindu N, Prasartsee V, Chaikiatiyos S, Siriyan R, Sriwatanakul M, Lekananon P, Kitprasert C, Boonsong P, Kosiyachinda P, et al (2005) <em>Update on the development of virus-resistant papaya: virus-resistant transgenic papaya for people in rural communities of Thailand</em>. Food Nutr Bull 26: 422–426</div> <div class="bibitem" id="bibitem-26082-14">14. Wongruang P - <em>Agriculture ministry confirms contamination</em>. Bangkok Post, Bangkok, Thailand (September 21, 2004)</div> <div class="bibitem" id="bibitem-26082-15">15. Samabuddhi K - <em>Somsak says GM papaya has spread</em>. Bangkok Post, Bangkok, Thailand (September 15, 2004)</div> <div class="bibitem" id="bibitem-26082-16">16. Bangkok Post - <em>GM protest goes awry as passers-by grab fruit, run</em>. Bangkok Post, Bangkok, Thailand (August 29, 2007)</div> <div class="bibitem" id="bibitem-26082-17">17. Bangkok Post - <em>Cabinet refuses to lift ban on open-field crop trials</em>. Bangkok Post, Bangkok, Thailand (December 26, 2007)</div> <div class="bibitem" id="bibitem-26082-18">18. Samabuddhi K - <em>The great GM debate—villagers are looking twice at their som tam after a farmer was found growing GM papaya. They want the trees destroyed</em>. Bangkok Post, Bangkok, Thailand (September 20, 2004)</div> <div class="bibitem" id="bibitem-26082-19">19. USDA <em>A Study of the Economic Benefits of Biotechnology in Thailand</em>. Foreign Agriculture Service, Bangkok, Thailand</div> <div class="bibitem" id="bibitem-26082-20">20. Xiang Z (2007) <em>Newspaper coverage of genetic modification events in China, Thailand and the United States: a cross-cultural analysis</em>. MS thesis. Iowa State University, Ames, IA</div> </div> </div> </div> </div> <p>by <span class="printuser avatarhover"><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank"><img class="small" src="http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;size=small&amp;timestamp=1328394570" alt="zryd" style="background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)" /></a><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank">zryd</a></span></p> <div class="footnotes-footer"> <div class="title">Footnotes</div> <div class="footnote-footer" id="footnote-780134-1"><a href="javascript:;" >1</a>. Ce concept recouvre un mouvement très présent parmi les scientifiques qui consiste à imaginer des nouvelles variétés végétales qui pourraient être cultivées par de petits paysans pauvres des pays en voie de développement en leur permettant de garantir un revenu suffisant et le cas échéant d'améliorer la qualité de leur alimentation.</div> <div class="footnote-footer" id="footnote-780134-2"><a href="javascript:;" >2</a>. Il s'agit d'une séquence qui sera présente dans le génome de la papaye après transformation, mais ne sera <strong>pas traduite</strong> en protéine</div> <div class="footnote-footer" id="footnote-780134-3"><a href="javascript:;" >3</a>. rappelons que ce texte a été rédigé en 2008</div> </div> 
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				<guid>http://www.ogm.ch/doc:no-2</guid>
				<title>No 2</title>
				<link>http://www.ogm.ch/doc:no-2</link>
				<description>

&lt;p&gt;En préparation&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;by &lt;span class=&quot;printuser avatarhover&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img class=&quot;small&quot; src=&quot;http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;amp;size=small&amp;amp;timestamp=1328394570&quot; alt=&quot;zryd&quot; style=&quot;background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;zryd&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
				<pubDate>Thu, 20 May 2010 12:54:47 +0000</pubDate>
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					<![CDATA[
						 <p>En préparation</p> <p>by <span class="printuser avatarhover"><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank"><img class="small" src="http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;size=small&amp;timestamp=1328394570" alt="zryd" style="background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)" /></a><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank">zryd</a></span></p> 
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				<guid>http://www.ogm.ch/doc:no-1</guid>
				<title>Essais en champ: indispensables</title>
				<link>http://www.ogm.ch/doc:no-1</link>
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&lt;h1&gt;&lt;span&gt;Les essais en plein champ sont nécessaires&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;by &lt;span class=&quot;printuser avatarhover&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img class=&quot;small&quot; src=&quot;http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;amp;size=small&amp;amp;timestamp=1328394570&quot; alt=&quot;zryd&quot; style=&quot;background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;zryd&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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				<pubDate>Thu, 20 May 2010 12:54:14 +0000</pubDate>
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					<![CDATA[
						 <h1><span>Les essais en plein champ sont nécessaires</span></h1> <p>Une des première publication issue du PNR59 vient de paraître. Elle fait état des premiers résultats obtenus à partir des essais en champ de blé transgénique résistant au maladies fongiques effectués à la station fédérale de recherche agronomique de Waedenswil-Reckenholz à partir de 2008. Pour mémoire rappelons que ces essais avaient été partiellement saccagés par des militants anti-OGM.</p> <p>Ces expériences montrent clairement qu’il n’est pas toujours possible d’identifier dans l’environnement protégé de la serre, les plantes qui seront capables de s’imposer aussi en environnement naturel. Les rapports complexes entre végétaux et environnement ne se révèlent que dans le cadre de l’essai en plein champ [<span class="error-inline">Bibliography item <em>Zeller</em> not found.</span>].</p> <p>Telle est la conclusion de l'une des premières publication du PNR 59</p> <p>by <span class="printuser avatarhover"><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank"><img class="small" src="http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;size=small&amp;timestamp=1328394570" alt="zryd" style="background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)" /></a><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank">zryd</a></span></p> 
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				<guid>http://www.ogm.ch/doc:editorial-6-2010</guid>
				<title>Editorial été - automne 2010</title>
				<link>http://www.ogm.ch/doc:editorial-6-2010</link>
				<description>

&lt;h1&gt;&lt;span&gt;Editorial été 2010&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;by &lt;span class=&quot;printuser avatarhover&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img class=&quot;small&quot; src=&quot;http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;amp;size=small&amp;amp;timestamp=1328394570&quot; alt=&quot;zryd&quot; style=&quot;background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;zryd&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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				<pubDate>Thu, 20 May 2010 12:21:58 +0000</pubDate>
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					<![CDATA[
						 <h1><span>Editorial été 2010</span></h1> <h2><span>Consultez nos <a href="http://www.ogm.ch/twitter-port">TWITT's</a>, il sont à jour</span></h2> <div class="image-container alignleft"><img src="http://www.choiceforeurope.com/en/files/2010/234x60.jpg" alt="234x60.jpg" class="image" /></div> <p>Cliquez <a href="http://www.choiceforeurope.com/fr/" target="_blank">ICI pour atteindre ce site (Choice For Europe)</a></p> <p>Ce site est un <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Wiki" target="_blank">WIKI</a>. Cela n'a certainement pas échappé à ceux qui ont une certaine familiarité avec <strong>internet</strong> puisque probablement, comme tout un chacun, ils consultent certainement <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Accueil_principal" target="_blank">WIKIPEDIA</a> :</p> <blockquote> <p>Le projet d’encyclopédie libre que vous pouvez améliorer</p> </blockquote> <p>Un wiki est un site web dont les pages sont modifiables par tout ou partie des visiteurs du site. Il permet ainsi <strong>l’écriture collaborative de documents</strong>. Wikipedia connaît aujourd'hui des problèmes car le travail des contributeurs stagne: <a href="http://bit.ly/amKuUZ" target="_blank">voir ici: Love and, hate and the Wikipedia contributor culture problem</a>.</p> <hr /> <p>Lorsque nous avons pris la décision, il y 3 ans de &quot;wikifier&quot; notre site d'information <strong>www.ogm.ch</strong>, nous avions en tête le projet d'ouvrir la rédaction des articles, sur un sujet qui fait débat, à chacun. La seule précaution que nous avons prise et maintenue jusqu'à ce jour et de limiter l'édition des documents (mais pas la création de nouveaux documents) à ceux qui décideraient de devenir membre de ce WIKI. Nous souhaitions ainsi bénéficier d'une modération collective qui aurait permis une amélioration du contenu rédactionnel. Bien plus nous avons espéré que quelques esprits sceptiques voir franchement hostiles au développement des biotechnologies vertes nous rejoindraient et confronteraient leurs arguments avec les nôtres.<br /> Il faut bien avouer aujourd'hui que nous ne sommes pas satisfaits du résultat. Nos membres écrivent peu, ne corrigent que rarement. Les contradicteurs ne se sont jamais manifestés. Ce site est donc resté essentiellement un site web classique, il n'est jamais devenu un WIKI.</p> <div class="collapsible-block"> <div class="collapsible-block-folded"><a class="collapsible-block-link" href="javascript:;">&gt;&gt;&nbsp;plus&nbsp;&lt;&lt;</a></div> <div class="collapsible-block-unfolded" style="display:none"> <div class="collapsible-block-unfolded-link"><a class="collapsible-block-link" href="javascript:;">&gt;&gt;&nbsp;moins&nbsp;&gt;&gt;</a></div> <div class="collapsible-block-content"> <p>La seule raison d'être optimiste est que ce site est bien référencé, que nous recevons une centaine de visites par jour. Si vous faites une <strong>recherche sur GOOGLE avec les mots :</strong> <a href="http://www.google.ch/search?q=ogm+suisse&amp;ie=utf-8&amp;oe=utf-8&amp;aq=t&amp;rls=org.mozilla:fr:official&amp;client=firefox-a" target="_blank">OGM Suisse</a>, vous nous trouvez en tête des résultats; avec le mot OGM seul (qui inclut donc tous les sites francophones), nous sommes toujours dans le peloton de tête. Ces simples faits montrent que nous avions raison de fournir les documents de qualité à ceux qui s'intéressent aux OGM et que nous remplissons notre rôle de fournisseur d'informations.<br /> Il n'en reste pas moins que l'idée d'un site interactif, capable de susciter des collaborations et des échanges de vues, se révèle un échec.<br /> Wikipedia a constaté ces derniers temps une lassitude des contributeurs et en fait l'analyse. Les limites de ce qu'en Suisse nous appelons le travail de milice sont-elles atteintes? De nombreuses explications sont possibles. Les plus triviales résident peut-être dans le travail nécessaire à la rédaction un article (c'est beaucoup plus exigeant qu'un blog) et dans le caractère peu convivial de la syntaxe des WIKIs qui peut effrayer certains.</p> <p>A vrai dire nous aimerions savoir pourquoi, à côté de l’excuse classique du manque de temps, vous n’utilisez pas ce WIKI; écrivez nous à <span class="wiki-email">hc.mgo|segassem#hc.mgo|segassem</span></p> </div> </div> </div> <p>by <span class="printuser avatarhover"><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank"><img class="small" src="http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;size=small&amp;timestamp=1328394570" alt="zryd" style="background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)" /></a><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank">zryd</a></span></p> 
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				</content:encoded>							</item>
					<item>
				<guid>http://www.ogm.ch/doc:selection-precise</guid>
				<title>Sélection assistée</title>
				<link>http://www.ogm.ch/doc:selection-precise</link>
				<description>

&lt;h1&gt;&lt;span&gt;Sélection assistée par marqueurs (SAM)&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;by &lt;span class=&quot;printuser avatarhover&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img class=&quot;small&quot; src=&quot;http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;amp;size=small&amp;amp;timestamp=1328394570&quot; alt=&quot;zryd&quot; style=&quot;background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;zryd&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
				<pubDate>Sat, 06 Mar 2010 16:33:36 +0000</pubDate>
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					<![CDATA[
						 <h1><span>Sélection assistée par marqueurs (SAM)</span></h1> <p>Il est possible, dans de nombreux cas où le caractère agronomique recherché est déjà présent dans les collections de semences ou lorsque des mutations naturelles ou induites peuvent être envisagées, de sélectionner le caractère par sélection assistée. La <strong>mutagenèse</strong> chimique ou radio-chimique a largement contribué à la révolution verte [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-634820-2-58572a" >2</a>] à une époque où seules les méthodes de sélection naturelle étaient disponibles. Aujourd'hui ce que l'on appelle <strong>sélection assistée</strong> consiste tout simplement en l'intégration optimale des méthodes de la génétique moléculaire dans le processus de sélection habituel.<br /> Ces méthodes ne peuvent remplacer la transgenèse que lorsqu'une <strong>mutation</strong> naturelle ou induite est capable de produire le trait désiré et que les méthodes de sélection génétique sont applicable à l'espèce végétale considérée; ce n'est de loin pas toujours le cas.<br /> Comme la sélection classique, qu'elle ne font que rendre plus rapide et aisée, ces méthodes aboutissent en fin de compte au mélange de deux génomes, ce qui entraîne inévitablement des effets secondaires parfois indésirables, en ce sens, elle n'est pas aussi <em>&quot;propre&quot;</em> que la transgenèse.</p> <p>L'utilisation de &quot;marqueurs&quot; moléculaire, c'est à dire de marqueur qui doivent être détectés par des sondes spécifique d'ADN, est une méthode <a href="http://www.agroscope.admin.ch/amelioration-des-plantes/01543/index.html?lang=fr" target="_blank">couramment utilisée en agronomie</a> [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-634820-1-91211a" >1</a>]. Cette méthode peut s'appliquer à des semences ou de jeunes plantes, il n'est pas nécessaire d'attendre le stade adulte pour étudier un phénotype; il s'agit d'une méthode particulièrement bien adaptée à la sélection de caractères génétiques complexes (QTL <em>Quantitative Trait Loci</em>)</p> <p>Une des méthode les plus sophistiquée est celle de <strong>&quot;TILLING&quot;</strong> soit &quot;<em>Targeting Induced Local Lesions In Genomes</em>&quot; ou en français &quot;ciblage de lésions induites dans les génomes&quot; [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-634820-3-68004a" >3</a>]. On parle d' <strong>&quot;ECOTILLING&quot;</strong> lorsque l'on ne recherche que les variations déjà présentes dans une population végétale. L'INRA dispose de plusieurs <a href="http://www.versailles.inra.fr/urgv/tilling.htm" target="_blank">unités de recherche</a> consacrées à cette méthode; mais bien entendu celle-ci est utilisée par tous les laboratoire de recherche en génétique moléculaire des plantes.</p> <div class="bibitems"> <div class="title">Bibliography</div> <div class="bibitem" id="bibitem-634820-1">1. Moullet O., D. Fossati , F. Mascher , Schori A., R. Guadagnuolo <em>Les marqueurs moléculaires comme outils dans la sélection des céréales. Revue suisse d'agriculture</em>. 40, (3), 2008, 133-138</div> <div class="bibitem" id="bibitem-634820-2">2. Maluszynski M. and Szarejko I, <em>Induced mutations in the Green and Gene Revolutions</em> in Proccedings of the Bologna Congress, may 2003 <em>&quot;In the wake of the double helix, from the green revoltution to the gene revolution&quot;</em> : <a href="http://www.dista.unibo.it/doublehelix/proceedings/sec4.php?id=32" target="_blank">disponible ICI</a>.</div> <div class="bibitem" id="bibitem-634820-3">3. Henikoff S, Till B. J. and Comai L., <em>TILLING. Traditional Mutagenesis Meets Functional Genomics</em> Plant Physiology 135:630-636 (2004)</div> </div> <p>by <span class="printuser avatarhover"><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank"><img class="small" src="http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;size=small&amp;timestamp=1328394570" alt="zryd" style="background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)" /></a><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank">zryd</a></span></p> 
				 	]]>
				</content:encoded>							</item>
					<item>
				<guid>http://www.ogm.ch/doc:kanamycine</guid>
				<title>kanamycine</title>
				<link>http://www.ogm.ch/doc:kanamycine</link>
				<description>

&lt;h2&gt;&lt;span&gt;A propos de la résistance à l&#039;antibiotique kanamycine&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;by &lt;span class=&quot;printuser avatarhover&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img class=&quot;small&quot; src=&quot;http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;amp;size=small&amp;amp;timestamp=1328394570&quot; alt=&quot;zryd&quot; style=&quot;background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;zryd&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
				<pubDate>Sat, 06 Mar 2010 08:34:09 +0000</pubDate>
												<content:encoded>
					<![CDATA[
						 <h2><span>A propos de la résistance à l'antibiotique kanamycine</span></h2> <p>Nous avons déjà abordé le problème posé par la présence de gènes de <a href="http://www.ogm.ch/doc:antibiotiques">résistance aux antibiotiques dans certaines variétés de plantes transgénique</a>. La récente mise sur le marché de la pomme de terre &quot;Amflora&quot; a remis en avant la question de la présence de gènes marqueur de résistance à la <strong>kanamycine</strong>. La <strong>kanamycine</strong> est un antibiotique de la famille des aminosides (comme la streptomycine) qui n'est utilisé qu'en <a href="http://www.vetpharm.uzh.ch/reloader.htm?TAK/04000000/00046078.01?inhalt_c.htm" target="_blank">médecine vétérinaire</a>, sa toxicité trop élevée le rendant impropre à un usage en médecine humaine (pour infos voir <a href="http://wwwbibli.vet-nantes.fr/theses/2001/therese01_16/p1_4.pdf" target="_blank">ICI</a>)<sup class="footnoteref"><a id="footnoteref-285442-1" href="javascript:;" class="footnoteref" >1</a></sup>.<br /> Rappelons tout d'abord que l'utilisation de gènes marqueurs facilement identifiables est indispensable à la sélection des évènements de transformations lors des premiers stades de production d'une plante transgénique. Les gènes de résistance à un antibiotique, à un herbicide sont particulièrement intéressants parce qu'ils permettent une sélection efficace (seules les plantes transformées peuvent survivre en présence de l'antibiotique ou de l'herbicide). Il existe aujourd'hui bien d'autres méthodes de sélection, il est vrai plus complexes et sophistiquées (marqueurs fluorescents, marqueurs de sélection positive, TILLING, etc &#8230;), mais les PGM de première génération sélectionnés à la fin des années 90 et commercialisés aujourd'hui contiennent souvent un gène de résistance à la <strong>kanamycine</strong>.</p> <p>Le gène de résistance utilisé est celui codant pour l'enzyme la <em>néomycine phospho-transférase II</em> ou <em>aminoglycoside-3’-phosphotransférase II, APH(3’)II</em>, plus spécifiquement <em>NptII</em>. Ce gène a été isolé de la bactérie <em>Eschericia coli</em>; il a été modifié et est utilisé, non avec son promoteur bactérien d'origine (procaryotique), mais avec une promoteur de type eucaryotique, le promoteur <em>nos</em> de la nopaline synthase.</p> <p>La présence de tels gènes de résistance dans une plante transgénique pose t'elle de réels problèmes environnementaux ou de santé publique? La réponse que l'on peut donner après plus de 20 ans de travaux de recherche et de culture des PGM sur grande échelle est définitivement NON [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-502430-1-58166a" >1</a>] [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-502430-2-78675a" >2</a>] [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-502430-3-98533a" >3</a>].</p> <p>En voici les raisons principales:</p> <ul> <li>Le risque environnemental majeur réside dans la possibilité d'un transfert horizontal<sup class="footnoteref"><a id="footnoteref-285442-2" href="javascript:;" class="footnoteref" >2</a></sup> du gène de résistance de la plante hôte à un organisme du sol. Selon une vision pessimiste ce transfert résulterait en une augmentation du risque d'apparition de bactéries pathogènes (pour l'homme et les animaux) résistantes aux antibiotiques de la classe des aminosides. Cette vision est contredite par l'observation et l'expérimentation. <ul> <li>Dans les sols il existe déjà une population bactérienne porteuse du gène <em>Npt</em>, comme cela peut être démontré simplement par culture d'un frottis de sol sur un milieu contenant de la <strong>kanamycine</strong>. Si transfert horizontal du gène a lieu entre différentes espèces bactériennes dans le sol, il se produit tout le temps hors de la présence de PGM.</li> <li>Le gène NptII présent dans une plante transgénique, est placé sous le contrôle d'un gène eucaryotique; il faudrait donc une série d'évènements complexes pour que ce gène soit éventuellement à nouveau placé sous contrôle d'un gène procaryotique.</li> <li>Il n'existe pas dans les sols de pression de sélection qui pourrait favoriser une augmentation du taux de transfert.</li> </ul> </li> <li>Les risques pour la santé humaine et animale sont du même ordre; la question qui se pose est de savoir si l'ingestion de matériel végétal contenant le gène <em>NptII</em> pourrait amener à l'apparition de bactéries pathogènes résistantes dans le tractus digestif. <ul> <li>Les observations que nous avons présentées pour les bactéries du sol s'appliquent aussi aux bactéries du système digestif. La kanamycine n'étant jamais appliquée par voie orale (seulement par injection parentérale ou par voie cutanée) il n'y a pas de pression de sélection pouvant favoriser une augmentation des taux de transfert.</li> </ul> </li> </ul> <p>Aujourd'hui, les plantes transgéniques nouvelles ne contiennent plus le gène <em>NptII</em>. Dans le cas de la pomme-de-terre &quot;Amflora&quot;, il faut bien réaliser que cette variété a été créée et soumise à approbation il y a plus de dix ans. La complexité des procédures d'autorisation, les multiples oppositions, ont fait qu'elle ne sera commercialise que cette année.<br /> Compte tenu du contexte médiatique et de l'agitation politique qui entoure la culture des PGM, on ne peut pas dire que la firme <strong>BASF</strong> soigne particulièrement son image publique en insistant pour commercialiser cette variété; on ne peut pas cependant, sauf à être de mauvaise foi, prétendre que ces cultures vont mettre en danger l'environnement ou la santé publique.</p> <div class="bibitems"> <div class="title">Bibliography</div> <div class="bibitem" id="bibitem-502430-1">1. Jelenic S. et al. <em>Kanamycin Resistance Marker Gene in Transgenic Plants</em>, Food Technol. Biotechnol. <strong>41(2)</strong> 183-190 (2003) <a href="http://www.ftb.com.hr/41-183.pdf">disponible ICI</a></div> <div class="bibitem" id="bibitem-502430-2">2. Ramessar K. et al. <em>Biosafety and risk assessment framework for selectable marker genes in transgenic crop plants: a case of the science not supporting the politics</em>, Transgenic Research <strong>16(3)</strong> 261-280 (2007)</div> <div class="bibitem" id="bibitem-502430-3">3. Davidson J. <em>Monitoring horizontal gene transfer</em> Nature Biotechnology <strong>22</strong>, 1349 (2004)</div> </div> <p>by <span class="printuser avatarhover"><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank"><img class="small" src="http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;size=small&amp;timestamp=1328394570" alt="zryd" style="background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)" /></a><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank">zryd</a></span></p> <div class="footnotes-footer"> <div class="title">Footnotes</div> <div class="footnote-footer" id="footnote-285442-1"><a href="javascript:;" >1</a>. C'est le cas en particulier en Suisse et en France, mais elle figure dans <a href="http://apps.who.int/prequal/info_applicants/BE/Comparators-TB2009-28September.pdf" target="_blank">une liste de l'OMS</a>.</div> <div class="footnote-footer" id="footnote-285442-2"><a href="javascript:;" >2</a>. <a href="http://www.gmo-safety.eu/en/gene_transfer/marker_genes/226.docu.html" target="_blank">Plusieurs études réalisées dans les années 90</a> déjà sont toutes arrivées à la conclusion qu'un tel transfert était hautement improbable et surtout sans signification.</div> </div> 
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				</content:encoded>							</item>
					<item>
				<guid>http://www.ogm.ch/doc:editorial2-2010</guid>
				<title>Editorial 2010</title>
				<link>http://www.ogm.ch/doc:editorial2-2010</link>
				<description>

&lt;h1&gt;&lt;span&gt;Editorial de mars 2010&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;
&lt;div class=&quot;image-container floatleft&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.ogm.ch/local--files/doc:editorial-2009/swiss.gif&quot; alt=&quot;swiss.gif&quot; class=&quot;image&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le Conseil national a accepté, au 8 mars 2010, une modification de la loi sur le génie génétique proposée par le Conseil fédéral, prolongeant le moratoire qui interdit l&#039;utilisation des OGM en agriculture jusqu&#039;en 2013. Nous avons déjà exprimé nos réserves quant à l&#039;opportunité de cette prolongation; nous rappellerons aussi que les milieux scientifiques suisses se sont opposés à cette dernière.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que ces temps-ci la politique ne fait pas bon ménage avec la science. Le quasi échec de la conférence sur le climat de Copenhague a démontré que les politiques se moquent des documents qui leur sont soumis par les experts scientifiques; ils ont des objectifs à bien trop court terme pour pouvoir percevoir et comprendre les enjeux qui sont mis sur la table. Le petite controverses sur la validité de certains résultats, la rétractation de quelques prédictions erronées a donné prétexte à certain pour mettre en doute l&#039;ensemble des données accumulées ces dernières décades sur les changements climatiques en cours.&lt;br /&gt;
Le parallèle avec la soi-disant problématique des OGM est frappant, en Suisse et dans quelques pays européens on cherche à tout prix à discréditer les milieux scientifiques; on essaye de faire croire au citoyen que ces derniers ne font pas et n&#039;ont pas fait leur travail. On monte en épingle quelques travaux, la plupart assez peu convaincants, voir franchement nuls, qui prétendent mettre en cause les donnée accumulées depuis plus de 20 ans d&#039;expérience en champs et en laboratoire. La quasi paralysie qui saisit la plupart des politiques au seul mot d&#039;OGM est assez pathétique; on a l&#039;impression qu&#039;au delà des mots d&#039;ordre de certain partis politiques pour lesquels la discussion est close, beaucoup d&#039;homme et de femme politiques ne saisissent pas que ce qui est en jeu c&#039;est non seulement l&#039;avenir de la recherche agronomique en Suisse, mais aussi la possibilité d&#039;une agriculture vraiment durable utilisant toutes les technologies disponibles aujourd&#039;hui pour atteindre ses objectifs.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;collapsible-block&quot;&gt;
&lt;div class=&quot;collapsible-block-folded&quot;&gt;&lt;a class=&quot;collapsible-block-link&quot; href=&quot;javascript:;&quot;&gt;&amp;gt;&amp;gt;&amp;nbsp;plus&amp;nbsp;&amp;lt;&amp;lt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
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&lt;div class=&quot;collapsible-block-unfolded-link&quot;&gt;&lt;a class=&quot;collapsible-block-link&quot; href=&quot;javascript:;&quot;&gt;&amp;gt;&amp;gt;&amp;nbsp;moins&amp;nbsp;&amp;gt;&amp;gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;collapsible-block-content&quot;&gt;
&lt;p&gt;Nous avons résumés sur ce site les prises de position des milieux scientifiques suisses&lt;sup class=&quot;footnoteref&quot;&gt;&lt;a id=&quot;footnoteref-364368-1&quot; href=&quot;javascript:;&quot; class=&quot;footnoteref&quot;  &gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;, si l&#039;on excepte ceux qui travaillent directement au bénéfice de l&#039;agriculture biologique (essentiellement au FIBL) et qui doivent donc défendre, par obligation, des intérêts sectoriels, tous ont fourni des arguments contre cette prolongation.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;by &lt;span class=&quot;printuser avatarhover&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img class=&quot;small&quot; src=&quot;http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;amp;size=small&amp;amp;timestamp=1328394570&quot; alt=&quot;zryd&quot; style=&quot;background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;zryd&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes-footer&quot;&gt;
&lt;div class=&quot;title&quot;&gt;Footnotes&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;footnote-footer&quot; id=&quot;footnote-364368-1&quot;&gt;&lt;a href=&quot;javascript:;&quot;  &gt;1&lt;/a&gt;. voir &lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/actu:rejet&quot;&gt;rejet&lt;/a&gt; &amp;amp; &lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/doc:prolongation-du-moratoire&quot;&gt;prolongation-du-moratoire&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
</description>
				<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 08:30:38 +0000</pubDate>
												<content:encoded>
					<![CDATA[
						 <h1><span>Editorial de mars 2010</span></h1> <div class="image-container floatleft"><img src="http://www.ogm.ch/local--files/doc:editorial-2009/swiss.gif" alt="swiss.gif" class="image" /></div> <p>Le Conseil national a accepté, au 8 mars 2010, une modification de la loi sur le génie génétique proposée par le Conseil fédéral, prolongeant le moratoire qui interdit l'utilisation des OGM en agriculture jusqu'en 2013. Nous avons déjà exprimé nos réserves quant à l'opportunité de cette prolongation; nous rappellerons aussi que les milieux scientifiques suisses se sont opposés à cette dernière.</p> <p>Il est vrai que ces temps-ci la politique ne fait pas bon ménage avec la science. Le quasi échec de la conférence sur le climat de Copenhague a démontré que les politiques se moquent des documents qui leur sont soumis par les experts scientifiques; ils ont des objectifs à bien trop court terme pour pouvoir percevoir et comprendre les enjeux qui sont mis sur la table. Le petite controverses sur la validité de certains résultats, la rétractation de quelques prédictions erronées a donné prétexte à certain pour mettre en doute l'ensemble des données accumulées ces dernières décades sur les changements climatiques en cours.<br /> Le parallèle avec la soi-disant problématique des OGM est frappant, en Suisse et dans quelques pays européens on cherche à tout prix à discréditer les milieux scientifiques; on essaye de faire croire au citoyen que ces derniers ne font pas et n'ont pas fait leur travail. On monte en épingle quelques travaux, la plupart assez peu convaincants, voir franchement nuls, qui prétendent mettre en cause les donnée accumulées depuis plus de 20 ans d'expérience en champs et en laboratoire. La quasi paralysie qui saisit la plupart des politiques au seul mot d'OGM est assez pathétique; on a l'impression qu'au delà des mots d'ordre de certain partis politiques pour lesquels la discussion est close, beaucoup d'homme et de femme politiques ne saisissent pas que ce qui est en jeu c'est non seulement l'avenir de la recherche agronomique en Suisse, mais aussi la possibilité d'une agriculture vraiment durable utilisant toutes les technologies disponibles aujourd'hui pour atteindre ses objectifs.</p> <div class="collapsible-block"> <div class="collapsible-block-folded"><a class="collapsible-block-link" href="javascript:;">&gt;&gt;&nbsp;plus&nbsp;&lt;&lt;</a></div> <div class="collapsible-block-unfolded" style="display:none"> <div class="collapsible-block-unfolded-link"><a class="collapsible-block-link" href="javascript:;">&gt;&gt;&nbsp;moins&nbsp;&gt;&gt;</a></div> <div class="collapsible-block-content"> <p>Nous avons résumés sur ce site les prises de position des milieux scientifiques suisses<sup class="footnoteref"><a id="footnoteref-21262-1" href="javascript:;" class="footnoteref" >1</a></sup>, si l'on excepte ceux qui travaillent directement au bénéfice de l'agriculture biologique (essentiellement au FIBL) et qui doivent donc défendre, par obligation, des intérêts sectoriels, tous ont fourni des arguments contre cette prolongation.</p> </div> </div> </div> <p>by <span class="printuser avatarhover"><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank"><img class="small" src="http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;size=small&amp;timestamp=1328394570" alt="zryd" style="background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)" /></a><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank">zryd</a></span></p> <div class="footnotes-footer"> <div class="title">Footnotes</div> <div class="footnote-footer" id="footnote-21262-1"><a href="javascript:;" >1</a>. voir <a href="http://www.ogm.ch/actu:rejet">rejet</a> &amp; <a href="http://www.ogm.ch/doc:prolongation-du-moratoire">prolongation-du-moratoire</a></div> </div> 
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				</content:encoded>							</item>
					<item>
				<guid>http://www.ogm.ch/doc:souverainete</guid>
				<title>Souveraineté alimentaire et maîtrise technologique</title>
				<link>http://www.ogm.ch/doc:souverainete</link>
				<description>

&lt;p&gt;Article paru dans notre &lt;a href=&quot;http://lerupestre.blog.24heures.ch/archive/2009/01/13/souverainete-alimentaire-et-maitrise-technologique.html&quot;&gt;blog de 24 heures le 13 janvier 2009&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
L&#039;histoire nous enseigne que la maîtrise des technologies a toujours été un facteur essentiel dans le succès des sociétés humaines. Apparemment ce qui fut dans les temps passés une preuve de sagesse politique, un signe de la prévoyance des gouvernements et du soucis que les dirigeants avaient de leur peuple et devenu aujourd&#039;hui, dans ce monde &amp;quot;post-moderne&amp;quot;, inacceptable. Il est de bon ton de verrouiller le système, d&#039;interdire chaque fois que cela est possible et surtout lorsque une technologie concerne l&#039;agriculture. Aujourd&#039;hui, c&#039;est au tour du gouvernement neuchâtelois d&#039;entrer dans le système de pensée unique de notre temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un document daté du 6 janvier 2009, le Conseil d&#039;Etat Neuchâtelois propose en effet au Grand Conseil de déclarer le canton &amp;quot;canton sans OGM&amp;quot; soit en substance : &amp;quot;Dans les limites de la législation fédérale, l&#039;Etat veille à assurer la souveraineté alimentaire en excluant les organismes génétiquement modifiés de la production des aliments, des végétaux et des produits destinés à protéger les plantes et soigner les animaux&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dois-t&#039;on voir là la patte de Fernand Cuche, ancien dirigeant d&#039;Uniterre et anti-OGM notoire, ou est-ce pire? Ne soyons pas trop pessimiste. Saluons tout d&#039;abord l&#039;intelligence des autorités neuchâteloises qui se gardent de tomber dans le piège (tendu par Greenpeace - &lt;a href=&quot;http://lerupestre.blog.tdg.ch/archive/2008/11/14/manifeste-pour-une-interdiction-du-chocolat.html&quot;&gt;voir ICI&lt;/a&gt;) et affirment clairement que &amp;quot;Aucune altération tangible de la santé par l&#039;ingestion d&#039;aliments provenant de plantes ou d&#039;animaux OGM n&#039;est démontrée aujourd&#039;hui, même sur une durée de 30 ans. La crainte d&#039;altérer sa santé par la consommation de produits OGM est sans réel fondement &amp;#8230;&amp;#8230;.&amp;quot;. En ce qui concerne les risques environnementaux supposés des OGM, le canton s&#039;en remet à la législation fédérale. Tout cela est fort bien et l&#039;on sent que le Conseil d&#039;Etat a écouté les scientifiques de son Université (qui est aussi le siège d&#039;un pôle national de recherche sur les végétaux).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paradoxalement, c&#039;est la notion de souveraineté alimentaire qui est au centre de l&#039;argumentation. En faisant sienne les positions du lobby anti-OGM le gouvernement neuchâtelois utilise un argument répété &amp;quot;ad nauseam&amp;quot; par celui-ci, à savoir que Monsanto et autres Syngenta, vont détruire notre agriculture et par leur position monopolistique mettent en danger le &amp;quot;libre accès aux semences&amp;quot;. Cet argument est de nature strictement idéologique &amp;amp; dogmatique et ne résiste pas à l&#039;analyse de la situation suisse en particulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Assurer une souveraineté alimentaire consiste en la maîtrise de toute la chaîne de production alimentaire. Il s&#039;agit de rendre notre agriculture la plus performante possible et capable d&#039;assurer une production de qualité et ceci, en quantité suffisante. La maîtrise des méthodes de la sélection végétale et en particulier des méthodes de production de plantes génétiquement modifiées est donc une nécessité. En proposant de supprimer l&#039;option OGM un gouvernement prive donc ses agriculteurs de l&#039;accès à l&#039;une des méthodes les plus efficaces et prometteuse de sélection végétale, sans leur offrir de contrepartie. Le mythe des semences de ferme, à savoir les semences produites par l&#039;agriculteur lui-même, a la vie dure. Aujourd&#039;hui l&#039;agriculteur dépend déjà du sélectionneur qui, lui dépend des généticiens et autres spécialistes de haut-niveau. Semer ses propres semences d&#039;année en année, n&#039;est plus, sauf rares exceptions, une option valable pour l&#039;agriculteur contemporain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A quoi se sont donc acharnés les milieux anti-OGM suisse de tout poil ces dernières années? A décourager tout investissement dans la recherche publique sur les OGM, à empêcher par tout les moyens, les chercheurs des Stations de Recherche Agronomique, de l&#039;EPFZ et des Universités de développer des plantes résistantes aux maladies (pomme-de-terre, blé). Ils ont conspués nos collègues de l&#039;EPFZ qui ont développé le riz-doré enrichi en pro-vitamine A. On veut nous faire croire aujourd&#039;hui que nous sommes le jouet des multinationales, mais nous l&#039;avons bien cherché. A force de créer des obstacles de plus en plus insurmontables pour la recherche publique, nous avons en effet mis notre avenir en danger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons encore le potentiel de recherche agronomique suffisant et nous pouvons le mettre à disposition des besoins de l&#039;agriculture, encore faut-il ne pas fermer toutes les portes. La proposition du gouvernement neuchâtelois (&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/forum/t-94102/ogm#post-437958&quot;&gt;aujourd&#039;hui acceptée par le grand-conseil&lt;/a&gt; ) va malheureusement dans ce sens: elle est d&#039;un autre âge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;by &lt;span class=&quot;printuser avatarhover&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img class=&quot;small&quot; src=&quot;http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;amp;size=small&amp;amp;timestamp=1328394571&quot; alt=&quot;zryd&quot; style=&quot;background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;zryd&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
				<pubDate>Thu, 16 Jul 2009 14:41:00 +0000</pubDate>
												<content:encoded>
					<![CDATA[
						 <p>Article paru dans notre <a href="http://lerupestre.blog.24heures.ch/archive/2009/01/13/souverainete-alimentaire-et-maitrise-technologique.html">blog de 24 heures le 13 janvier 2009</a><br /> L'histoire nous enseigne que la maîtrise des technologies a toujours été un facteur essentiel dans le succès des sociétés humaines. Apparemment ce qui fut dans les temps passés une preuve de sagesse politique, un signe de la prévoyance des gouvernements et du soucis que les dirigeants avaient de leur peuple et devenu aujourd'hui, dans ce monde &quot;post-moderne&quot;, inacceptable. Il est de bon ton de verrouiller le système, d'interdire chaque fois que cela est possible et surtout lorsque une technologie concerne l'agriculture. Aujourd'hui, c'est au tour du gouvernement neuchâtelois d'entrer dans le système de pensée unique de notre temps.</p> <p>Dans un document daté du 6 janvier 2009, le Conseil d'Etat Neuchâtelois propose en effet au Grand Conseil de déclarer le canton &quot;canton sans OGM&quot; soit en substance : &quot;Dans les limites de la législation fédérale, l'Etat veille à assurer la souveraineté alimentaire en excluant les organismes génétiquement modifiés de la production des aliments, des végétaux et des produits destinés à protéger les plantes et soigner les animaux&quot;.</p> <p>Dois-t'on voir là la patte de Fernand Cuche, ancien dirigeant d'Uniterre et anti-OGM notoire, ou est-ce pire? Ne soyons pas trop pessimiste. Saluons tout d'abord l'intelligence des autorités neuchâteloises qui se gardent de tomber dans le piège (tendu par Greenpeace - <a href="http://lerupestre.blog.tdg.ch/archive/2008/11/14/manifeste-pour-une-interdiction-du-chocolat.html">voir ICI</a>) et affirment clairement que &quot;Aucune altération tangible de la santé par l'ingestion d'aliments provenant de plantes ou d'animaux OGM n'est démontrée aujourd'hui, même sur une durée de 30 ans. La crainte d'altérer sa santé par la consommation de produits OGM est sans réel fondement &#8230;&#8230;.&quot;. En ce qui concerne les risques environnementaux supposés des OGM, le canton s'en remet à la législation fédérale. Tout cela est fort bien et l'on sent que le Conseil d'Etat a écouté les scientifiques de son Université (qui est aussi le siège d'un pôle national de recherche sur les végétaux).</p> <p>Paradoxalement, c'est la notion de souveraineté alimentaire qui est au centre de l'argumentation. En faisant sienne les positions du lobby anti-OGM le gouvernement neuchâtelois utilise un argument répété &quot;ad nauseam&quot; par celui-ci, à savoir que Monsanto et autres Syngenta, vont détruire notre agriculture et par leur position monopolistique mettent en danger le &quot;libre accès aux semences&quot;. Cet argument est de nature strictement idéologique &amp; dogmatique et ne résiste pas à l'analyse de la situation suisse en particulier.</p> <p>Assurer une souveraineté alimentaire consiste en la maîtrise de toute la chaîne de production alimentaire. Il s'agit de rendre notre agriculture la plus performante possible et capable d'assurer une production de qualité et ceci, en quantité suffisante. La maîtrise des méthodes de la sélection végétale et en particulier des méthodes de production de plantes génétiquement modifiées est donc une nécessité. En proposant de supprimer l'option OGM un gouvernement prive donc ses agriculteurs de l'accès à l'une des méthodes les plus efficaces et prometteuse de sélection végétale, sans leur offrir de contrepartie. Le mythe des semences de ferme, à savoir les semences produites par l'agriculteur lui-même, a la vie dure. Aujourd'hui l'agriculteur dépend déjà du sélectionneur qui, lui dépend des généticiens et autres spécialistes de haut-niveau. Semer ses propres semences d'année en année, n'est plus, sauf rares exceptions, une option valable pour l'agriculteur contemporain.</p> <p>A quoi se sont donc acharnés les milieux anti-OGM suisse de tout poil ces dernières années? A décourager tout investissement dans la recherche publique sur les OGM, à empêcher par tout les moyens, les chercheurs des Stations de Recherche Agronomique, de l'EPFZ et des Universités de développer des plantes résistantes aux maladies (pomme-de-terre, blé). Ils ont conspués nos collègues de l'EPFZ qui ont développé le riz-doré enrichi en pro-vitamine A. On veut nous faire croire aujourd'hui que nous sommes le jouet des multinationales, mais nous l'avons bien cherché. A force de créer des obstacles de plus en plus insurmontables pour la recherche publique, nous avons en effet mis notre avenir en danger.</p> <p>Nous avons encore le potentiel de recherche agronomique suffisant et nous pouvons le mettre à disposition des besoins de l'agriculture, encore faut-il ne pas fermer toutes les portes. La proposition du gouvernement neuchâtelois (<a href="http://www.ogm.ch/forum/t-94102/ogm#post-437958">aujourd'hui acceptée par le grand-conseil</a> ) va malheureusement dans ce sens: elle est d'un autre âge.</p> <p>by <span class="printuser avatarhover"><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank"><img class="small" src="http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;size=small&amp;timestamp=1328394571" alt="zryd" style="background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)" /></a><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank">zryd</a></span></p> 
				 	]]>
				</content:encoded>							</item>
					<item>
				<guid>http://www.ogm.ch/doc:interdictions</guid>
				<title>Interdictions</title>
				<link>http://www.ogm.ch/doc:interdictions</link>
				<description>

&lt;div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;div class=&quot;image-container floatright&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/local--files/doc:interdictions/Amaranthus.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.ogm.ch/local--resized-images/doc:interdictions/Amaranthus.jpg/small.jpg&quot; alt=&quot;Amaranthus.jpg&quot; class=&quot;image&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Les amaranthes sont un groupe de végétaux traditionnellement utilisé par les américano-indiens avant la conquête européenne. D&#039;une valeur nutritive incontestable ils ont été rapidement interdit par l&#039;église catholique. Le motif invoqué étant que l&#039;amaranthe représentait dans les cérémonies aztèques le sang de la victime du sacrifice (une eucharistie sacrilège). Les conséquence de cette INTERDICTION: une malnutrition endémique. La levée de l&#039;interdiction ne s&#039;est faites qu&#039;au 20ème siècle.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;div class=&quot;image-container floatleft&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.ogm.ch/local--files/doc:interdictions/8039062.gif&quot; alt=&quot;8039062.gif&quot; class=&quot;image&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;La pomme de terre est une plante cultivée d&#039;origine américaine. Elle arrive en Europe au XVIème siècle avec une réputation assez douteuse. Plante miracle, excellent aliment pour les uns, plante diabolique, débilitante et toxique pour les autres. Adoptée rapidement elle aurait pu être un aliment de remplacement lors des effroyables famines qui ravagèrent l&#039;Europe au XVIIIème siècle. Malheureusement elle fut non seulement négligée mais parfois interdite comme en témoigne un document du Parlement de Besançon daté de 1748. Rudolf Steiner le créateur de l&#039;antroposophie considérait la pomme-de-terre comme un aliment doté de propriétés négatives et donc à proscrire. [&lt;a href=&quot;javascript:;&quot; class=&quot;bibcite&quot; id=&quot;bibcite-290815-1-4881a&quot;  &gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;
&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;
&lt;div class=&quot;image-container floatright&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.ogm.ch/local--files/doc:interdictions/lysenko.jpg&quot; alt=&quot;lysenko.jpg&quot; class=&quot;image&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;T. D. Lysenko (1898-1976) n&#039; était certainement pas le dernier des imbéciles que certains se sont plaît à portraiturer. Agronome formé à une école russe extrêmement brillante (L&#039;Institut de Génétique Kiev) il a été l&#039; un des premier à vouloir tester le procédé de vernalisation des céréales. Son obstination à ignorer les faits et les idées nouvelles, une vision bornée par l&#039; idéologie ambiante et enfin sa compromission quasi criminelle avec le stalinisme ont ruiné l&#039; agriculture soviétique. L&#039;enseignement de la génétique fut interdit et les généticiens persécutées (N. Vavilov étant sa victime la plus fameuse). La science de la génétique s&#039; est remise de ces 50 ans de rejet dans le monde soviétique, mais quelle catastrophe pour l&#039; agriculture des pays de l&#039; Est européen et pour la classe paysanne.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;bibitems&quot;&gt;
&lt;div class=&quot;title&quot;&gt;Bibliography&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;bibitem&quot; id=&quot;bibitem-290815-1&quot;&gt;1. R. Steiner RYTHMES DANS LE COSMOS ET DANS L&#039;ËTRE HUMAIN (Comment accèder à la vision spirituelle ?) Conférence de Rudolf Steiner Éditeur : Éditions Anthroposophiques Romandes 370 pages (2009) ISBN 2-88189-224-0&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;by &lt;span class=&quot;printuser avatarhover&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img class=&quot;small&quot; src=&quot;http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;amp;size=small&amp;amp;timestamp=1328394571&quot; alt=&quot;zryd&quot; style=&quot;background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;zryd&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
				<pubDate>Sat, 11 Jul 2009 10:26:51 +0000</pubDate>
												<content:encoded>
					<![CDATA[
						 <div> <div style="text-align: justify;"> <div class="image-container floatright"><a href="http://www.ogm.ch/local--files/doc:interdictions/Amaranthus.jpg"><img src="http://www.ogm.ch/local--resized-images/doc:interdictions/Amaranthus.jpg/small.jpg" alt="Amaranthus.jpg" class="image" /></a></div> <p>Les amaranthes sont un groupe de végétaux traditionnellement utilisé par les américano-indiens avant la conquête européenne. D'une valeur nutritive incontestable ils ont été rapidement interdit par l'église catholique. Le motif invoqué étant que l'amaranthe représentait dans les cérémonies aztèques le sang de la victime du sacrifice (une eucharistie sacrilège). Les conséquence de cette INTERDICTION: une malnutrition endémique. La levée de l'interdiction ne s'est faites qu'au 20ème siècle.</p> </div> </div> <hr /> <div> <div style="text-align: justify;"> <div class="image-container floatleft"><img src="http://www.ogm.ch/local--files/doc:interdictions/8039062.gif" alt="8039062.gif" class="image" /></div> <p>La pomme de terre est une plante cultivée d'origine américaine. Elle arrive en Europe au XVIème siècle avec une réputation assez douteuse. Plante miracle, excellent aliment pour les uns, plante diabolique, débilitante et toxique pour les autres. Adoptée rapidement elle aurait pu être un aliment de remplacement lors des effroyables famines qui ravagèrent l'Europe au XVIIIème siècle. Malheureusement elle fut non seulement négligée mais parfois interdite comme en témoigne un document du Parlement de Besançon daté de 1748. Rudolf Steiner le créateur de l'antroposophie considérait la pomme-de-terre comme un aliment doté de propriétés négatives et donc à proscrire. [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-860244-1-42879a" >1</a>]</p> </div> </div> <hr /> <div> <div style="text-align: justify;"> <div class="image-container floatright"><img src="http://www.ogm.ch/local--files/doc:interdictions/lysenko.jpg" alt="lysenko.jpg" class="image" /></div> <p>T. D. Lysenko (1898-1976) n' était certainement pas le dernier des imbéciles que certains se sont plaît à portraiturer. Agronome formé à une école russe extrêmement brillante (L'Institut de Génétique Kiev) il a été l' un des premier à vouloir tester le procédé de vernalisation des céréales. Son obstination à ignorer les faits et les idées nouvelles, une vision bornée par l' idéologie ambiante et enfin sa compromission quasi criminelle avec le stalinisme ont ruiné l' agriculture soviétique. L'enseignement de la génétique fut interdit et les généticiens persécutées (N. Vavilov étant sa victime la plus fameuse). La science de la génétique s' est remise de ces 50 ans de rejet dans le monde soviétique, mais quelle catastrophe pour l' agriculture des pays de l' Est européen et pour la classe paysanne.</p> </div> </div> <div class="bibitems"> <div class="title">Bibliography</div> <div class="bibitem" id="bibitem-860244-1">1. R. Steiner RYTHMES DANS LE COSMOS ET DANS L'ËTRE HUMAIN (Comment accèder à la vision spirituelle ?) Conférence de Rudolf Steiner Éditeur : Éditions Anthroposophiques Romandes 370 pages (2009) ISBN 2-88189-224-0</div> </div> <p>by <span class="printuser avatarhover"><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank"><img class="small" src="http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;size=small&amp;timestamp=1328394571" alt="zryd" style="background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)" /></a><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank">zryd</a></span></p> 
				 	]]>
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					<item>
				<guid>http://www.ogm.ch/doc:votation-2005</guid>
				<title>Votation 2005</title>
				<link>http://www.ogm.ch/doc:votation-2005</link>
				<description>

&lt;h1&gt;&lt;span&gt;Documents d&#039;information (campagne de l&#039;initiative anti-OGM du 27 novembre 2005 )&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;En relation avec le vote sur l&#039;initiative &amp;quot;Stop-OGM&amp;quot; voici un échantillon des articles originaux et lettres de lecteurs parus en 2005 avant le 27 novembre 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;iframe src=&quot;http://ogm.wikidot.com/doc:votation-2005/code/1&quot; align=&quot;&quot; frameborder=&quot;0&quot; height=&quot;800px&quot; scrolling=&quot;&quot; width=&quot;800px&quot; class=&quot;&quot; style=&quot;&quot;&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;by &lt;span class=&quot;printuser avatarhover&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img class=&quot;small&quot; src=&quot;http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;amp;size=small&amp;amp;timestamp=1328394571&quot; alt=&quot;zryd&quot; style=&quot;background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;zryd&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
				<pubDate>Thu, 09 Jul 2009 13:02:31 +0000</pubDate>
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					<![CDATA[
						 <h1><span>Documents d'information (campagne de l'initiative anti-OGM du 27 novembre 2005 )</span></h1> <p>En relation avec le vote sur l'initiative &quot;Stop-OGM&quot; voici un échantillon des articles originaux et lettres de lecteurs parus en 2005 avant le 27 novembre 2005.</p> <p><iframe src="http://ogm.wikidot.com/doc:votation-2005/code/1" align="" frameborder="0" height="800px" scrolling="" width="800px" class="" style=""></iframe></p> <p>by <span class="printuser avatarhover"><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank"><img class="small" src="http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;size=small&amp;timestamp=1328394571" alt="zryd" style="background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)" /></a><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank">zryd</a></span></p> 
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					<item>
				<guid>http://www.ogm.ch/doc:vaccins</guid>
				<title>Vaccins végétaux et autres protéines thérapeutiques</title>
				<link>http://www.ogm.ch/doc:vaccins</link>
				<description>

&lt;p&gt;La récente épidémie de &lt;em&gt;E. coli&lt;/em&gt; (mai 2011) nous incite à compléter cet article sur la production de vaccins par les plantes; en effet cela fait déjà de nombreuses années que des travaux ont montré la possibilité de produire des vaccins contre &lt;em&gt;E. coli&lt;/em&gt; chez différentes plantes comme le tabac et la pomme-de-terre [&lt;a href=&quot;javascript:;&quot; class=&quot;bibcite&quot; id=&quot;bibcite-298817-1-18832a&quot;  &gt;1&lt;/a&gt;][&lt;a href=&quot;javascript:;&quot; class=&quot;bibcite&quot; id=&quot;bibcite-298817-3-28416a&quot;  &gt;3&lt;/a&gt;] . Une publication récente résume l&#039;état des recherches et des travaux de développement sur le sujet [&lt;a href=&quot;javascript:;&quot; class=&quot;bibcite&quot; id=&quot;bibcite-298817-2-81443a&quot;  &gt;2&lt;/a&gt;]&lt;sup class=&quot;footnoteref&quot;&gt;&lt;a id=&quot;footnoteref-401565-1&quot; href=&quot;javascript:;&quot; class=&quot;footnoteref&quot;  &gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&lt;br /&gt;
Les cultivateurs de tabac suisse seront certainement intéressés de savoir que cette plante est destinée à devenir l&#039;une des principale source de vaccins et autres protéines à usage médical (il peuvent s&#039;y préparer pour 2013, date de la fin du moratoire sur les OGM).&lt;br /&gt;
La production de protéines dans les feuilles de tabac (Nicotiana tabacum) est très efficace. Une seule ou plusieurs protéines recombinantes vont constituer plus de 40 à 50&amp;#160;% de la masse foliaire. Le tabac n&#039;est pas une plante alimentaire; dans nos pays et sous notre climat, il n&#039;a aucune parente sauvage; les protéines souhaitées sont produites dans le chloroplaste, ce qui garanti que les transgènes ne seront pas présents dans le pollen. Les cultivateurs de tabac sont déjà formés à des méthodes de culture très sophistiquées et ont l&#039;habitude des travaux sous contrat. C&#039;est donc une plante qui présente a priori tous les avantages pour un développement de variétés OGM.&lt;br /&gt;
Pourquoi produire des vaccins dans le tabac? Si le vaccin de la grippe peut être produit aujourd&#039;hui encore dans des œufs embryonnés de poulet, ce n&#039;est pas le cas de tous les vaccins à usage humain comme le vaccin contre le virus du papillome humain (HPV). La version pathogène du virus HPV qui infecte 600 millions de personnes est la cause d&#039;un cancer de l’utérus et la production d&#039;un vaccin est vivement souhaitée par l&#039;OMS. Dans le cas du virus grippal que l&#039;on sait produire en laboratoire, le problème est celui du nombre de doses qu&#039;il faut préparer pour le cas d&#039;une pandémie (ce serait le cas si la grippe aviaire mutait en une variante humaine contagieuse). Quelques hectares de tabac pourraient suffire produire plusieurs million de doses.&lt;br /&gt;
Tout cela est-il réaliste? Le problème réside dans le coût de développement d&#039;une plante OGM. Tout le monde préfère utiliser des méthodes éprouvées, même si, en fin de compte, la capacité de production est limitée. Aujourd&#039;hui il n&#039;est déjà plus possible de produire des quantités suffisantes de certain vaccins Il faut donc une réelle volonté politique dans le domaine de la santé publique. En fait d&#039;autres protéines thérapeutiques plus rentables commercialement que des vaccins sont déjà en phase finale de développement dans le tabac; c&#039;est le cas de la protéine &amp;quot;CaroRx&amp;quot; de la firme &amp;quot;Planet Biotechnology&amp;quot; qui devrait être testé en France par &amp;quot;Meristem Therapeutics&amp;quot;. Cette protéine est un anticorps monoclonal destiné à prévenir le développement de la plaque dentaire.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;bibitems&quot;&gt;
&lt;div class=&quot;title&quot;&gt;Bibliography&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;bibitem&quot; id=&quot;bibitem-298817-1&quot;&gt;1. Hugh S. Mason, Tariq A. Haq, John D. Clements and Charles J. Arntzen &lt;em&gt;&amp;quot;Edible vaccine protects mice against Escherichia coli heat-labile enterotoxin (LT): potatoes expressing a synthetic LT-B gene&amp;quot;&lt;/em&gt; Vaccine, Vol. 16, No. 13, pp. 1336-1343, 1998&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;bibitem&quot; id=&quot;bibitem-298817-2&quot;&gt;2. Olawole O. Obembea, Jacob O. Popoolaa, Sadhu Leelavathib and Siva V. Reddyb &lt;em&gt;&amp;quot;Advances in plant molecular farming&amp;quot;&lt;/em&gt; Biotechnology Advances Volume 29, Issue 2, March-April 2011, Pages 210-222&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;bibitem&quot; id=&quot;bibitem-298817-3&quot;&gt;3. Stephen J. Streatfield, Joseph M. Jilka, Elizabeth E. Hood, Debra D. Turner, Michele R. Bailey, Jocelyne M. Mayor, Susan L. Woodard, Katherine K. Beifuss, Michael E. Horn, Donna E. Delaney, Ian R. Tizard and John A. Howard &lt;em&gt;&amp;quot;Plant-based vaccines: unique advantages&amp;quot;&lt;/em&gt; Vaccine Volume 19, Issues 17-19, 21 March 2001, Pages 2742-2748&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;by &lt;span class=&quot;printuser avatarhover&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img class=&quot;small&quot; src=&quot;http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;amp;size=small&amp;amp;timestamp=1328394571&quot; alt=&quot;zryd&quot; style=&quot;background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;zryd&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes-footer&quot;&gt;
&lt;div class=&quot;title&quot;&gt;Footnotes&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;footnote-footer&quot; id=&quot;footnote-401565-1&quot;&gt;&lt;a href=&quot;javascript:;&quot;  &gt;1&lt;/a&gt;. cette publication est disponible pour nos membres &lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/local--files/doc:vaccins/Advances%20in%20molecular%20farming.pdf&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;ICI&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
</description>
				<pubDate>Wed, 08 Jul 2009 16:22:59 +0000</pubDate>
												<content:encoded>
					<![CDATA[
						 <p>La récente épidémie de <em>E. coli</em> (mai 2011) nous incite à compléter cet article sur la production de vaccins par les plantes; en effet cela fait déjà de nombreuses années que des travaux ont montré la possibilité de produire des vaccins contre <em>E. coli</em> chez différentes plantes comme le tabac et la pomme-de-terre [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-513398-1-70562a" >1</a>][<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-513398-3-5706a" >3</a>] . Une publication récente résume l'état des recherches et des travaux de développement sur le sujet [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-513398-2-49552a" >2</a>]<sup class="footnoteref"><a id="footnoteref-557502-1" href="javascript:;" class="footnoteref" >1</a></sup>.<br /> Les cultivateurs de tabac suisse seront certainement intéressés de savoir que cette plante est destinée à devenir l'une des principale source de vaccins et autres protéines à usage médical (il peuvent s'y préparer pour 2013, date de la fin du moratoire sur les OGM).<br /> La production de protéines dans les feuilles de tabac (Nicotiana tabacum) est très efficace. Une seule ou plusieurs protéines recombinantes vont constituer plus de 40 à 50&#160;% de la masse foliaire. Le tabac n'est pas une plante alimentaire; dans nos pays et sous notre climat, il n'a aucune parente sauvage; les protéines souhaitées sont produites dans le chloroplaste, ce qui garanti que les transgènes ne seront pas présents dans le pollen. Les cultivateurs de tabac sont déjà formés à des méthodes de culture très sophistiquées et ont l'habitude des travaux sous contrat. C'est donc une plante qui présente a priori tous les avantages pour un développement de variétés OGM.<br /> Pourquoi produire des vaccins dans le tabac? Si le vaccin de la grippe peut être produit aujourd'hui encore dans des œufs embryonnés de poulet, ce n'est pas le cas de tous les vaccins à usage humain comme le vaccin contre le virus du papillome humain (HPV). La version pathogène du virus HPV qui infecte 600 millions de personnes est la cause d'un cancer de l’utérus et la production d'un vaccin est vivement souhaitée par l'OMS. Dans le cas du virus grippal que l'on sait produire en laboratoire, le problème est celui du nombre de doses qu'il faut préparer pour le cas d'une pandémie (ce serait le cas si la grippe aviaire mutait en une variante humaine contagieuse). Quelques hectares de tabac pourraient suffire produire plusieurs million de doses.<br /> Tout cela est-il réaliste? Le problème réside dans le coût de développement d'une plante OGM. Tout le monde préfère utiliser des méthodes éprouvées, même si, en fin de compte, la capacité de production est limitée. Aujourd'hui il n'est déjà plus possible de produire des quantités suffisantes de certain vaccins Il faut donc une réelle volonté politique dans le domaine de la santé publique. En fait d'autres protéines thérapeutiques plus rentables commercialement que des vaccins sont déjà en phase finale de développement dans le tabac; c'est le cas de la protéine &quot;CaroRx&quot; de la firme &quot;Planet Biotechnology&quot; qui devrait être testé en France par &quot;Meristem Therapeutics&quot;. Cette protéine est un anticorps monoclonal destiné à prévenir le développement de la plaque dentaire.</p> <div class="bibitems"> <div class="title">Bibliography</div> <div class="bibitem" id="bibitem-513398-1">1. Hugh S. Mason, Tariq A. Haq, John D. Clements and Charles J. Arntzen <em>&quot;Edible vaccine protects mice against Escherichia coli heat-labile enterotoxin (LT): potatoes expressing a synthetic LT-B gene&quot;</em> Vaccine, Vol. 16, No. 13, pp. 1336-1343, 1998</div> <div class="bibitem" id="bibitem-513398-2">2. Olawole O. Obembea, Jacob O. Popoolaa, Sadhu Leelavathib and Siva V. Reddyb <em>&quot;Advances in plant molecular farming&quot;</em> Biotechnology Advances Volume 29, Issue 2, March-April 2011, Pages 210-222</div> <div class="bibitem" id="bibitem-513398-3">3. Stephen J. Streatfield, Joseph M. Jilka, Elizabeth E. Hood, Debra D. Turner, Michele R. Bailey, Jocelyne M. Mayor, Susan L. Woodard, Katherine K. Beifuss, Michael E. Horn, Donna E. Delaney, Ian R. Tizard and John A. Howard <em>&quot;Plant-based vaccines: unique advantages&quot;</em> Vaccine Volume 19, Issues 17-19, 21 March 2001, Pages 2742-2748</div> </div> <p>by <span class="printuser avatarhover"><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank"><img class="small" src="http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;size=small&amp;timestamp=1328394571" alt="zryd" style="background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)" /></a><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank">zryd</a></span></p> <div class="footnotes-footer"> <div class="title">Footnotes</div> <div class="footnote-footer" id="footnote-557502-1"><a href="javascript:;" >1</a>. cette publication est disponible pour nos membres <a href="http://www.ogm.ch/local--files/doc:vaccins/Advances%20in%20molecular%20farming.pdf" target="_blank">ICI</a></div> </div> 
				 	]]>
				</content:encoded>							</item>
					<item>
				<guid>http://www.ogm.ch/doc:oleique</guid>
				<title>Variétés végétales riches en acide oléique</title>
				<link>http://www.ogm.ch/doc:oleique</link>
				<description>

&lt;h1&gt;&lt;span&gt;Les variétés végétales riches en acide oléique&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;by &lt;span class=&quot;printuser avatarhover&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img class=&quot;small&quot; src=&quot;http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;amp;size=small&amp;amp;timestamp=1328394571&quot; alt=&quot;zryd&quot; style=&quot;background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;zryd&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
				<pubDate>Tue, 07 Jul 2009 17:44:24 +0000</pubDate>
												<content:encoded>
					<![CDATA[
						 <h1><span>Les variétés végétales riches en acide oléique</span></h1> <p>Les huiles pauvres en acides gras insaturés comme l'<a href="http://www.phytogenetics.org/images/alpha_linolenic.gif">acide linolénique</a> (C18:3) et riches en <a href="http://www.phytogenetics.org/images/oleic_cis.gif">acide oléique</a> (C18:1) sont très recherchées pour la cuisson et la friture. Les huiles pauvres en acide linolénique (- de 3%) sont plus stables, résistent mieux à l'oxydation, ne nécessitent peu ou pas d'hydrogénation chimique, cette dernière étant la principale source d'acides gras de type TRANS. La présence d'acides gras TRANS dans l'alimentation constitue l'un des facteurs de risque cardiovasculaire (abaissement du taux de bon cholestérol et du rapport HDL / LDL).<br /> Les variétés végétales qui possèdent ces caractéristiques sont obtenues par mutagenèse chimique (éthyl nitroso urée, éthyl méthyl sulfonate) puis amélioration génétique traditionnelle. Les huile de tournesol et de colza produites par des variétés riches en acide oléique sont particulièrement appréciées (pour la Suisse consulter : la liste des <a href="http://www.phytogenetics.org/infos/tournesol.pdf">variétés de tournesol</a> recommandées et le <a href="http://www.phytogenetics.org/infos/cp31-05.pdf">projet colza de l'Agroscope</a>). Ces variétés végétales non-OGM fournissent un bon exemple de stratégie de coexistence que l'on peut appliquer aux variétés OGM; en effet ces variétés possèdent un caractère génétique récessif qui nécessite qu'elles soient isolées des autres cultures (200&#160;mètre pour le tournesol); nous avions déjà mentionné une <a href="http://www.ogm.ch/doc:le-mais-sucre-la-contamination-genetique">situation semblable</a> dans un article consacré au maïs.<br /> Monsanto ( VISTIVE™ Soybeans) et Dupont ( Pioneer® variety 93M20 ) ont créé des variétés de soja OGM pauvres en acide linolénique. La culture de ces variétés est autorisée aux USA. La législation américaine impose à partir du 1er janvier 2006 une indication de la présence d'acide gras trans dans les aliments, mais ne prévoit pas de préciser si ces aliments ont été produit à partir de variété OGM ou non. La volonté du législateur US est donc de se concentrer sur les risques alimentaires réels et non pas sur les modes de production.</p> <p>by <span class="printuser avatarhover"><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank"><img class="small" src="http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;size=small&amp;timestamp=1328394571" alt="zryd" style="background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)" /></a><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank">zryd</a></span></p> 
				 	]]>
				</content:encoded>							</item>
					<item>
				<guid>http://www.ogm.ch/doc:marzano</guid>
				<title>La tomate &quot;San Marzano&quot;</title>
				<link>http://www.ogm.ch/doc:marzano</link>
				<description>

&lt;h1&gt;&lt;span&gt;La tomate &amp;quot;San Marzano&amp;quot; et les virus, une histoire triste&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;La tomate &amp;quot;San Marzano&amp;quot; est un &lt;a href=&quot;http://www.sito.regione.campania.it/agricoltura/Tipici/sanmarz.htm&quot;&gt;produit typique de la Campanie&lt;/a&gt; (région de Naples).&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;image-container floatleft&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.ogm.ch/local--files/doc:marzano/sanmarzano.jpg&quot; alt=&quot;sanmarzano.jpg&quot; class=&quot;image&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cette variété de tomate représentait, il y a quelques années, plus de 35% de la production italienne de tomate pelée pour la conserve. Aujourd&#039;hui cette proportion n&#039;est plus que de 3%, elle n&#039;est plus cultivée que sur une centaine d&#039;hectares. Cette tomate appréciée pour ses qualités organoleptiques est sensibles à plusieurs virus: le virus CMV (Cucumber Mosaic Virus), le TSWV (Tomato Spotted Wilt Virus) et le CAMV (Cauliflower Mosaic Virus). Elle a été remplacée, pour la production industrielle, par des hybrides américains résistants (vendus aussi sous le nom de San Marzano !!!). La génétique traditionnelle n&#039;est pas parvenue à améliorer de manière significative la variété italienne.&lt;br /&gt;
Les généticiens italiens d&#039;organismes publiques et privés (Istituti Sperimentali del MIPAF, Università, CNR, Metapontum Agrobios di Metaponto) sont parvenu à obtenir une &amp;quot;San Marzano&amp;quot; OGM qui est résistante aux trois virus mentionnés précédemment. Cette résistance a été vérifiée par des essais en champ en 1999 déjà. Depuis, ce développement a été abandonnée sous la pression des lobby anti-OGM.&lt;br /&gt;
Comme on le voit dans ce cas, qui tranche avec le succès de la papaye de Hawai, l&#039;attitude européenne d&#039;opposition aux OGM est entièrement contre-productive. On préfère abandonner la culture d&#039;un produit traditionnel du terroir, dont les qualités sont unanimement reconnues plutôt que d&#039;accepter son sauvetage au travers des nouvelles technologies génétiques.&lt;br /&gt;
Pour une documentation détaillée consultez le site de la &lt;a href=&quot;http://www.siga.unina.it/&quot;&gt;Société Italienne de Génétique Agraire&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;by &lt;span class=&quot;printuser avatarhover&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img class=&quot;small&quot; src=&quot;http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;amp;size=small&amp;amp;timestamp=1328394571&quot; alt=&quot;zryd&quot; style=&quot;background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;zryd&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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				<pubDate>Tue, 07 Jul 2009 17:36:38 +0000</pubDate>
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					<![CDATA[
						 <h1><span>La tomate &quot;San Marzano&quot; et les virus, une histoire triste</span></h1> <p>La tomate &quot;San Marzano&quot; est un <a href="http://www.sito.regione.campania.it/agricoltura/Tipici/sanmarz.htm">produit typique de la Campanie</a> (région de Naples).</p> <div class="image-container floatleft"><img src="http://www.ogm.ch/local--files/doc:marzano/sanmarzano.jpg" alt="sanmarzano.jpg" class="image" /></div> <p>Cette variété de tomate représentait, il y a quelques années, plus de 35% de la production italienne de tomate pelée pour la conserve. Aujourd'hui cette proportion n'est plus que de 3%, elle n'est plus cultivée que sur une centaine d'hectares. Cette tomate appréciée pour ses qualités organoleptiques est sensibles à plusieurs virus: le virus CMV (Cucumber Mosaic Virus), le TSWV (Tomato Spotted Wilt Virus) et le CAMV (Cauliflower Mosaic Virus). Elle a été remplacée, pour la production industrielle, par des hybrides américains résistants (vendus aussi sous le nom de San Marzano !!!). La génétique traditionnelle n'est pas parvenue à améliorer de manière significative la variété italienne.<br /> Les généticiens italiens d'organismes publiques et privés (Istituti Sperimentali del MIPAF, Università, CNR, Metapontum Agrobios di Metaponto) sont parvenu à obtenir une &quot;San Marzano&quot; OGM qui est résistante aux trois virus mentionnés précédemment. Cette résistance a été vérifiée par des essais en champ en 1999 déjà. Depuis, ce développement a été abandonnée sous la pression des lobby anti-OGM.<br /> Comme on le voit dans ce cas, qui tranche avec le succès de la papaye de Hawai, l'attitude européenne d'opposition aux OGM est entièrement contre-productive. On préfère abandonner la culture d'un produit traditionnel du terroir, dont les qualités sont unanimement reconnues plutôt que d'accepter son sauvetage au travers des nouvelles technologies génétiques.<br /> Pour une documentation détaillée consultez le site de la <a href="http://www.siga.unina.it/">Société Italienne de Génétique Agraire</a>.</p> <p>by <span class="printuser avatarhover"><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank"><img class="small" src="http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;size=small&amp;timestamp=1328394571" alt="zryd" style="background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)" /></a><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank">zryd</a></span></p> 
				 	]]>
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					<item>
				<guid>http://www.ogm.ch/doc:papaye</guid>
				<title>Papaye</title>
				<link>http://www.ogm.ch/doc:papaye</link>
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&lt;h1&gt;&lt;span&gt;La papaye, un OGM résistant aux virus&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;by &lt;span class=&quot;printuser avatarhover&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img class=&quot;small&quot; src=&quot;http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;amp;size=small&amp;amp;timestamp=1328394571&quot; alt=&quot;zryd&quot; style=&quot;background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;zryd&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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				<pubDate>Tue, 07 Jul 2009 17:26:05 +0000</pubDate>
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					<![CDATA[
						 <h1><span>La papaye, un OGM résistant aux virus</span></h1> <p>Lire aussi cette page <a href="http://www.ogm.ch/doc:papaye-1">Histoire de la papaye trangénique en Thaïlande</a></p> <p>Récemment autorisée à la consommation au Canada, la papaye OGM &quot;SunUp&quot; est produite et consommée aux USA depuis plus de 10 ans. Cette variété de fruit OGM est un exemple intéressant et couronné de succès d'introduction d'une résistance à un virus dans une plante .</p> <div class="image-container floatleft"><img src="http://www.ogm.ch/local--files/doc:papaye/papaya.jpg" alt="papaya.jpg" class="image" /></div> <p>En 1994 une crise provoquée en Hawaï par une maladie virale de la papaye (papaya ringspot virus - PRSV) conduisit les producteurs à développer, en collaboration avec des universités (Cornell et Hawaï), une variété transgénique résistante. La technologie utilisée, dite RNAi (RNA interference), consiste à introduire une séquence inversée d'ADN qui permet l'inhibition de gènes d'un organisme pathogène au niveau transcriptionnel ou post-transcriptionnel. Le gène (inversé) d'une protéine de la capside virale du PSRV introduit chez la papaye empêche tout développement du virus en bloquant la synthèse d'une protéine virale essentielle. Non seulement les plantes ne sont plus malades, mais il n'est plus nécessaire de traiter contre les insectes vecteurs et contre les maladies fongiques qui accompagnent souvent une infection.<br /> Les papayes OGM sont vendues aux environ de 2 CHF/pièce à San Francsico. Le Japon, grand importateur de papaye mais qui ne veut pas d'OGM, doit acheter des papayes non transgénique de moins bonne qualité, beaucoup plus chères et qui sont vendue à Tokyo au prix de 20 CHF/pièce.<br /> Pour plus de détails sur l'histoire de la papaye, <a href="http://www.internutrition.ch/technol/human/index_f.html">consultez ICI</a> ; si vous lisez l'anglais voici une très bonne mise au point sur la technique RNAi[<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-183438-1-41807a" >1</a>]</p> <div class="bibitems"> <div class="title">Bibliography</div> <div class="bibitem" id="bibitem-183438-1">1. Novina, C.D. and Sharp, P.A. (2004) The RNAi revolution. Nature 430, 161–164</div> </div> <h3><span>La culture de la papaye à Hawaï</span></h3> <ul> <li><a href="http://www.ogm.ch/doc:papaye-1">Un document à lire en complément d'information</a></li> <li><a href="http://www.canalacademie.com/ida3401-OGM-une-solution-a-nos-problemes-2.html" target="_blank">Une conférence (audio) de D. Gonsales à propos de la papaye transgénique donnée lors d'une réunion de l'avadémie des sciences</a></li> <li><a href="http://westernfarmpress.com/citrus/gm-papaya-wins-approval-0421/" target="_blank">GM papaya wins approval in U.S., Japan : La papaye trangénique est maintenant autorisée à la vente au Japon</a></li> <li><a href="http://cera-gmc.org/index.php?action=gm_crop_database&amp;mode=ShowProd&amp;data=55-1%2F63-1" target="_blank">CERA database</a></li> </ul> <p>by <span class="printuser avatarhover"><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank"><img class="small" src="http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;size=small&amp;timestamp=1328394571" alt="zryd" style="background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)" /></a><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank">zryd</a></span></p> 
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				<guid>http://www.ogm.ch/doc:tomato</guid>
				<title>Tomates noires</title>
				<link>http://www.ogm.ch/doc:tomato</link>
				<description>

&lt;h1&gt;&lt;span&gt;Enrichir les tomates en anthocyanes&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;by &lt;span class=&quot;printuser avatarhover&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img class=&quot;small&quot; src=&quot;http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;amp;size=small&amp;amp;timestamp=1328394571&quot; alt=&quot;zryd&quot; style=&quot;background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;zryd&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
</description>
				<pubDate>Tue, 30 Jun 2009 10:26:54 +0000</pubDate>
												<content:encoded>
					<![CDATA[
						 <h1><span>Enrichir les tomates en anthocyanes</span></h1> <div class="image-container floatleft"><img src="http://www.ogm.ch/local--files/doc:tomato/PAT.jpg" alt="PAT.jpg" class="image" /></div> <p>Les anthocyanes sont des pigments présents, à des concentrations très diverses et sous des formes variables, chez la plupart des plantes. Leur valeur alimentaire, surtout comme anti-oxydant, et leur couleurs variées font que les fruits et légumes riches en anthocyanes sont très recherchés. Contrairement au fruit d'une autre solanacée comme l'aubergine, le fruit de la tomate ne contient que peu ou pas d'anthocyanes; la production de tomates violettes (noires) a rencontré un certain succès dû à l'esthétique culinaire et aux effets bénéfiques supposés ou réels sur la santé. Les tomates noires hybrides produites par introgression de variété de <em>Lyopersicum</em> sauvages comme la variété Kumato™ de Syngenta<sup class="footnoteref"><a id="footnoteref-773322-1" href="javascript:;" class="footnoteref" >1</a></sup> ne contiennent que peu ou pas d'anthocyanes dans le fruit. Il est par contre possible de stimuler massivement la production endogène d'anthocyanes chez <em>Lycopersicum esculentum</em> par transgenèse en sur-exprimant des <strong>facteurs de transcription</strong><sup class="footnoteref"><a id="footnoteref-773322-2" href="javascript:;" class="footnoteref" >2</a></sup> allogènes provenant, dans le cas décrit ci-après, d'<em>Antirrhinum majus</em> (la gueule de loup) [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-509708-1-33083a" >1</a>].</p> <div class="collapsible-block"> <div class="collapsible-block-folded"><a class="collapsible-block-link" href="javascript:;">&lt;&lt;&nbsp;plus&nbsp;&lt;&lt;</a></div> <div class="collapsible-block-unfolded" style="display:none"> <div class="collapsible-block-unfolded-link"><a class="collapsible-block-link" href="javascript:;">&gt;&gt;&nbsp;moins&nbsp;&gt;&gt;</a></div> <div class="collapsible-block-content"> <h2><span>Nouvelles tomates OGM</span></h2> <p>La voie biochimique naturelle de la biosynthèse des flavonoïdes (groupe de composés auquel appartiennent les anthocyanes) comprend une vingtaine d’enzyme. Dans la chaire du fruit de tomate cultivée aucune des enzymes de cette voie métabolique n’est exprimée, alors que dans la peau la synthèse s’arrête à l’enzyme <em>chalcone-isomérase</em> qui n’est pas exprimée. Croisements avec des espèces sauvage de tomates, tentative d’expression de gènes hétérologue, n’ont jamais permis d’obtenir des fruits de tomates riches en anthocyanes. Le choix de <strong>facteurs de transcription</strong> de la gueule de loup <em>TFs – Del</em> &amp; <em>Rosea1 (Ros1)</em>, mis sous le contrôle d’un promoteur spécifique des fruit nommé E8 a permis de débloquer la situation et de mettre en route la voie de biosynthèse des anthocyanes [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-509708-2-2311a" >2</a>]. Le fruit accumule des anthocyanines du type delphinidine (3&#160;mg/g); cette accumulation ne se fait pas au dépend des caroténoïdes, autres antioxydants caractéristiques de la tomate.<br /> Les nouvelles variétés ainsi produites ont un effet protecteur contre le cancer chez la souris.<br /> Pour plus d'informations consultez le <a href="http://www.internutrition.ch/in-news/point/okt08_f.html">site d'Internutrition</a> &amp; pour tout savoir sur la génomique de la tomate et autres solanacées, consultez le site du <em><a href="http://sgn.cornell.edu/">Solanaceae Genomic Network</a></em></p> </div> </div> </div> <br /> <div class="bibitems"> <div class="title">Bibliography</div> <div class="bibitem" id="bibitem-509708-1">1. Gonzali S., et al., Purple as a tomato: towards high anthocyanin tomatoes, Trends in Plant Science, 14 (2009), pp. 237-241</div> <div class="bibitem" id="bibitem-509708-2">2. Butelli E. et al., Enrichment of tomato fruit with health-promoting anthocyanins by expression of select transcription factors, Nat. Biotechnol. 26 (2008), pp. 1301–1308</div> </div> <p>by <span class="printuser avatarhover"><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank"><img class="small" src="http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;size=small&amp;timestamp=1328394571" alt="zryd" style="background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)" /></a><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank">zryd</a></span></p> <div class="footnotes-footer"> <div class="title">Footnotes</div> <div class="footnote-footer" id="footnote-773322-1"><a href="javascript:;" >1</a>. Produite en Suisse par l'Orticola Bassi au Tessin</div> <div class="footnote-footer" id="footnote-773322-2"><a href="javascript:;" >2</a>. Les facteurs de transcription sont des protéines qui, en interagissant avec séquence promotrices d'un gène, en modulent l'expression</div> </div> 
				 	]]>
				</content:encoded>							</item>
					<item>
				<guid>http://www.ogm.ch/doc:secheresse</guid>
				<title>Sécheresses</title>
				<link>http://www.ogm.ch/doc:secheresse</link>
				<description>

&lt;h1&gt;&lt;span&gt;Sécheresse et autres &amp;quot;stress&amp;quot;&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;
&lt;div class=&quot;image-container floatleft&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.ogm.ch/local--files/doc:secheresse/EuniceChihota.jpg&quot; alt=&quot;EuniceChihota.jpg&quot; class=&quot;image&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Une adaptation rapide et souple de l&#039;agriculture aux changements climatiques importants et imprévisibles qui sont en marche, va nous obliger à utiliser les biotechnologies vertes en compléments des méthodes traditionnelles pour accélérer la sélection végétale.&lt;br /&gt;
Les plantes ont développé de nombreuses stratégies pour s’adapter à des environnements divers. Les effets de l’évolution naturelle et de la sélection agricole ont contribué à adapter chaque espèce de plante cultivée (maïs, orge, riz, haricot, lentille, etc. …) à un contexte climatique et édaphique particulier et relativement restreint. Les exigences de l’orge et du riz ne sont de toute évidence pas les mêmes, la première céréale est très bien adaptée à des régions sèches et froides et l’autre, même pour les variétés cultivées sans irrigation, est mieux adaptée aux climats humides et chauds.&lt;br /&gt;
Le terme de « stress » couvre toutes les catégories de conditions extrêmes auxquelles peuvent être soumises les plantes cultivées : sécheresse, froid, chaleur, excès d’eau, salinité &amp;amp; bien entendu tous les prédateurs, parasites et maladies bactériennes, fongiques et virales.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;collapsible-block&quot;&gt;
&lt;div class=&quot;collapsible-block-folded&quot;&gt;&lt;a class=&quot;collapsible-block-link&quot; href=&quot;javascript:;&quot;&gt;&amp;gt;&amp;gt;&amp;nbsp;plus&amp;nbsp;&amp;lt;&amp;lt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;collapsible-block-unfolded&quot; style=&quot;display:none&quot;&gt;
&lt;div class=&quot;collapsible-block-unfolded-link&quot;&gt;&lt;a class=&quot;collapsible-block-link&quot; href=&quot;javascript:;&quot;&gt;&amp;gt;&amp;gt;&amp;nbsp;moins&amp;nbsp;&amp;gt;&amp;gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;collapsible-block-content&quot;&gt;
&lt;p&gt;Au sein d’une espèce donnée et des espèces apparentées il existe une variabilité génétique exploitable, si ce n’est déjà exploitée, que l’ont peut utiliser pour augmenter la tolérance à un stress donné. La génomique et la transgénèse (OGM) ont contribué à faciliter l’intégration de caractères de résistance au stress, en raccourcissant le temps nécessaire pour obtenir une nouvelle variété et, surtout en permettant l’intégration de caractères intéressants provenant de plantes non apparentées taxonomiquement ; nous en donnons ici brièvement un exemple.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;&lt;span&gt;Maïs résistant à la sécheresse&lt;sup class=&quot;footnoteref&quot;&gt;&lt;a id=&quot;footnoteref-518260-1&quot; href=&quot;javascript:;&quot; class=&quot;footnoteref&quot;  &gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En Afrique la production de maïs peut varier du simple au double entre une année sèche (1992 : 12,5 million de tonne) et une année normale (1993 : 23,5 million de tonnes). On voit bien que même si toutes les autres conditions sont optimales de telles variations peuvent entraîner des déficits alimentaires graves. Si l’on ajoute à cela l’augmentation de la population qui va se poursuivre ces prochaines années, le problème est réel. Plusieurs &lt;a href=&quot;http://www.aatf-africa.org/aatf_projects.php?sublevelone=30&amp;amp;subcat=5&quot;&gt;programmes de recherche&lt;/a&gt; sont en cours pour développer des variétés résistantes. L’approche du problème doit être multifactorielle : On estime que 25% des pertes dues à la sécheresse pourraient être compensées par une amélioration génétique, 25% par une amélioration des techniques culturales (par ex. cultures sans labour) et 50% par l’irrigation. En ce qui concerne la génétique les semenciers pratiquent une approche en trois temps :&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;un tri attentif des hybrides montrant une tolérance exceptionnelle à la sécheresse (déjà disponibles)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;une sélection assistée par marqueur (MAS – 2 à 3 ans)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;utilisation de la transgenèse (5 à 10 ans)&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;Deux publications de chercheurs de la firme Monsanto montrent quelles sont les approches possibles pour augmenter la résistance aux stress.&lt;br /&gt;
La première des ces approches [&lt;a href=&quot;javascript:;&quot; class=&quot;bibcite&quot; id=&quot;bibcite-36449-1-1379a&quot;  &gt;1&lt;/a&gt;] met en jeu l’utilisation d’une sub-unité d’un facteur de régulation nucléaire&lt;sup class=&quot;footnoteref&quot;&gt;&lt;a id=&quot;footnoteref-518260-2&quot; href=&quot;javascript:;&quot; class=&quot;footnoteref&quot;  &gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Le réponse à un stress implique la mise en œuvre de plusieurs voies de signalisation (réponse à l&#039;éthylène, à l&#039;acide absicissique, etc&amp;#8230;), d&#039;où la nécessité d&#039;utiliser un signal général permettant le contrôle simultané de toutes ces voies. C&#039;est le rôle de &lt;strong&gt;NF-Y&lt;/strong&gt; et en particulier de sa sub.unité &lt;strong&gt;B&lt;/strong&gt;. Le gène &lt;em&gt;ZmNF-YB2&lt;/em&gt; de &lt;em&gt;Zea mays&lt;/em&gt; est placé sous le contrôle du promoteur de l&#039;actine d&#039;&lt;em&gt;Oryza sativa&lt;/em&gt; (&lt;em&gt;OsRACT::ZmNF-YB2&lt;/em&gt;). En essais en champ, sous l&#039;effet d&#039;un important stress hydrique qui diminue le rendement de 50%, les maïs transgéniques (en fait &lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/doc:les-plantes-cisgeniques&quot;&gt;cisgéniques&lt;/a&gt;) se comportent mieux que les plantes contrôle isogéniques (parfois jusqu&#039;à 50% selon les années.&lt;br /&gt;
La deuxième approche [&lt;a href=&quot;javascript:;&quot; class=&quot;bibcite&quot; id=&quot;bibcite-36449-2-69751a&quot;  &gt;2&lt;/a&gt;] utilise un gène bactérien (&lt;strong&gt;CspB&lt;/strong&gt; de &lt;em&gt;Bacillus subtilis&lt;/em&gt;) codant pour une protéine chaperonne de RNA appelée &lt;strong&gt;CSP Cold Shock Protein&lt;/strong&gt;&lt;sup class=&quot;footnoteref&quot;&gt;&lt;a id=&quot;footnoteref-518260-3&quot; href=&quot;javascript:;&quot; class=&quot;footnoteref&quot;  &gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;. Cette dernière approche permet, chez le maïs (événement &lt;strong&gt;CspB-Zm&lt;/strong&gt;), dans des test de croisements hybrides sur 3 ans, des gains de 10 à 15% en condition stress hydrique (déficit en eau). Cette protéine confère aussi une résistance au riz et à Arabidopsis.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;div class=&quot;bibitems&quot;&gt;
&lt;div class=&quot;title&quot;&gt;Bibliography&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;bibitem&quot; id=&quot;bibitem-36449-1&quot;&gt;1. Donald E. Nelson et al, Plant nuclear factor Y (NF-Y) B subunits confer drought tolerance and lead to improved corn yields on water-limited acres, &lt;a href=&quot;http://www.pnas.org/content/104/42/16450.full.pdf+html&quot;&gt;PNAS (2007) 104:16450-16455&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;bibitem&quot; id=&quot;bibitem-36449-2&quot;&gt;2. Castiglioni P et al. . Bacterial RNA chaperones confer abiotic stress tolerance in plants and improved grain yield in maize under water-limited conditions. &lt;a href=&quot;http://www.plantphysiol.org/cgi/reprint/147/2/446?maxtoshow=&amp;amp;HITS=10&amp;amp;hits=10&amp;amp;RESULTFORMAT=&amp;amp;author1=castiglioni&amp;amp;searchid=1&amp;amp;FIRSTINDEX=0&amp;amp;sortspec=relevance&amp;amp;resourcetype=HWCIT&quot;&gt;Plant Physiol (2008) 147, 446-455&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;by &lt;span class=&quot;printuser avatarhover&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img class=&quot;small&quot; src=&quot;http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;amp;size=small&amp;amp;timestamp=1328394571&quot; alt=&quot;zryd&quot; style=&quot;background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;zryd&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes-footer&quot;&gt;
&lt;div class=&quot;title&quot;&gt;Footnotes&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;footnote-footer&quot; id=&quot;footnote-518260-1&quot;&gt;&lt;a href=&quot;javascript:;&quot;  &gt;1&lt;/a&gt;. &lt;a href=&quot;http://www.isaaa.org/Resources/Publications/briefs/39/companiondocument/Executive%20Summary%20-%20Drought%20Tolerance%20in%20Maize%20-%20French.pdf&quot;&gt;Tolérance à la sécheresse chez le maïs, document publié par l&#039;ISAAA&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;footnote-footer&quot; id=&quot;footnote-518260-2&quot;&gt;&lt;a href=&quot;javascript:;&quot;  &gt;2&lt;/a&gt;. Un facteur de régulation nucléaire est une protéine qui se lie dans le noyau cellulaire à des domaines d’ADN au niveau des promoteurs géniques, modifiant ainsi l’expression d’un groupe de gènes&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;footnote-footer&quot; id=&quot;footnote-518260-3&quot;&gt;&lt;a href=&quot;javascript:;&quot;  &gt;3&lt;/a&gt;. Une protéine chaperonne a une fonction de protection, soit vis à vis d&#039;un groupe de protéines ou d&#039;acides ribonucléiques en permettant à ces molécules de (re-)prendre ou de garder une configuration tridimensionnelle correcte lors d&#039;un stress&lt;/div&gt;
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				<pubDate>Sat, 20 Jun 2009 12:05:40 +0000</pubDate>
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					<![CDATA[
						 <h1><span>Sécheresse et autres &quot;stress&quot;</span></h1> <div class="image-container floatleft"><img src="http://www.ogm.ch/local--files/doc:secheresse/EuniceChihota.jpg" alt="EuniceChihota.jpg" class="image" /></div> <p>Une adaptation rapide et souple de l'agriculture aux changements climatiques importants et imprévisibles qui sont en marche, va nous obliger à utiliser les biotechnologies vertes en compléments des méthodes traditionnelles pour accélérer la sélection végétale.<br /> Les plantes ont développé de nombreuses stratégies pour s’adapter à des environnements divers. Les effets de l’évolution naturelle et de la sélection agricole ont contribué à adapter chaque espèce de plante cultivée (maïs, orge, riz, haricot, lentille, etc. …) à un contexte climatique et édaphique particulier et relativement restreint. Les exigences de l’orge et du riz ne sont de toute évidence pas les mêmes, la première céréale est très bien adaptée à des régions sèches et froides et l’autre, même pour les variétés cultivées sans irrigation, est mieux adaptée aux climats humides et chauds.<br /> Le terme de « stress » couvre toutes les catégories de conditions extrêmes auxquelles peuvent être soumises les plantes cultivées : sécheresse, froid, chaleur, excès d’eau, salinité &amp; bien entendu tous les prédateurs, parasites et maladies bactériennes, fongiques et virales.</p> <div class="collapsible-block"> <div class="collapsible-block-folded"><a class="collapsible-block-link" href="javascript:;">&gt;&gt;&nbsp;plus&nbsp;&lt;&lt;</a></div> <div class="collapsible-block-unfolded" style="display:none"> <div class="collapsible-block-unfolded-link"><a class="collapsible-block-link" href="javascript:;">&gt;&gt;&nbsp;moins&nbsp;&gt;&gt;</a></div> <div class="collapsible-block-content"> <p>Au sein d’une espèce donnée et des espèces apparentées il existe une variabilité génétique exploitable, si ce n’est déjà exploitée, que l’ont peut utiliser pour augmenter la tolérance à un stress donné. La génomique et la transgénèse (OGM) ont contribué à faciliter l’intégration de caractères de résistance au stress, en raccourcissant le temps nécessaire pour obtenir une nouvelle variété et, surtout en permettant l’intégration de caractères intéressants provenant de plantes non apparentées taxonomiquement ; nous en donnons ici brièvement un exemple.</p> <h2><span>Maïs résistant à la sécheresse<sup class="footnoteref"><a id="footnoteref-45890-1" href="javascript:;" class="footnoteref" >1</a></sup>.</span></h2> <p>En Afrique la production de maïs peut varier du simple au double entre une année sèche (1992 : 12,5 million de tonne) et une année normale (1993 : 23,5 million de tonnes). On voit bien que même si toutes les autres conditions sont optimales de telles variations peuvent entraîner des déficits alimentaires graves. Si l’on ajoute à cela l’augmentation de la population qui va se poursuivre ces prochaines années, le problème est réel. Plusieurs <a href="http://www.aatf-africa.org/aatf_projects.php?sublevelone=30&amp;subcat=5">programmes de recherche</a> sont en cours pour développer des variétés résistantes. L’approche du problème doit être multifactorielle : On estime que 25% des pertes dues à la sécheresse pourraient être compensées par une amélioration génétique, 25% par une amélioration des techniques culturales (par ex. cultures sans labour) et 50% par l’irrigation. En ce qui concerne la génétique les semenciers pratiquent une approche en trois temps :</p> <ol> <li>un tri attentif des hybrides montrant une tolérance exceptionnelle à la sécheresse (déjà disponibles)</li> <li>une sélection assistée par marqueur (MAS – 2 à 3 ans)</li> <li>utilisation de la transgenèse (5 à 10 ans)</li> </ol> <p>Deux publications de chercheurs de la firme Monsanto montrent quelles sont les approches possibles pour augmenter la résistance aux stress.<br /> La première des ces approches [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-988534-1-47217a" >1</a>] met en jeu l’utilisation d’une sub-unité d’un facteur de régulation nucléaire<sup class="footnoteref"><a id="footnoteref-45890-2" href="javascript:;" class="footnoteref" >2</a></sup>. Le réponse à un stress implique la mise en œuvre de plusieurs voies de signalisation (réponse à l'éthylène, à l'acide absicissique, etc&#8230;), d'où la nécessité d'utiliser un signal général permettant le contrôle simultané de toutes ces voies. C'est le rôle de <strong>NF-Y</strong> et en particulier de sa sub.unité <strong>B</strong>. Le gène <em>ZmNF-YB2</em> de <em>Zea mays</em> est placé sous le contrôle du promoteur de l'actine d'<em>Oryza sativa</em> (<em>OsRACT::ZmNF-YB2</em>). En essais en champ, sous l'effet d'un important stress hydrique qui diminue le rendement de 50%, les maïs transgéniques (en fait <a href="http://www.ogm.ch/doc:les-plantes-cisgeniques">cisgéniques</a>) se comportent mieux que les plantes contrôle isogéniques (parfois jusqu'à 50% selon les années.<br /> La deuxième approche [<a href="javascript:;" class="bibcite" id="bibcite-988534-2-32768a" >2</a>] utilise un gène bactérien (<strong>CspB</strong> de <em>Bacillus subtilis</em>) codant pour une protéine chaperonne de RNA appelée <strong>CSP Cold Shock Protein</strong><sup class="footnoteref"><a id="footnoteref-45890-3" href="javascript:;" class="footnoteref" >3</a></sup>. Cette dernière approche permet, chez le maïs (événement <strong>CspB-Zm</strong>), dans des test de croisements hybrides sur 3 ans, des gains de 10 à 15% en condition stress hydrique (déficit en eau). Cette protéine confère aussi une résistance au riz et à Arabidopsis.</p> </div> </div> </div> <br /> <div class="bibitems"> <div class="title">Bibliography</div> <div class="bibitem" id="bibitem-988534-1">1. Donald E. Nelson et al, Plant nuclear factor Y (NF-Y) B subunits confer drought tolerance and lead to improved corn yields on water-limited acres, <a href="http://www.pnas.org/content/104/42/16450.full.pdf+html">PNAS (2007) 104:16450-16455</a></div> <div class="bibitem" id="bibitem-988534-2">2. Castiglioni P et al. . Bacterial RNA chaperones confer abiotic stress tolerance in plants and improved grain yield in maize under water-limited conditions. <a href="http://www.plantphysiol.org/cgi/reprint/147/2/446?maxtoshow=&amp;HITS=10&amp;hits=10&amp;RESULTFORMAT=&amp;author1=castiglioni&amp;searchid=1&amp;FIRSTINDEX=0&amp;sortspec=relevance&amp;resourcetype=HWCIT">Plant Physiol (2008) 147, 446-455</a></div> </div> <p>by <span class="printuser avatarhover"><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank"><img class="small" src="http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;size=small&amp;timestamp=1328394571" alt="zryd" style="background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)" /></a><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank">zryd</a></span></p> <div class="footnotes-footer"> <div class="title">Footnotes</div> <div class="footnote-footer" id="footnote-45890-1"><a href="javascript:;" >1</a>. <a href="http://www.isaaa.org/Resources/Publications/briefs/39/companiondocument/Executive%20Summary%20-%20Drought%20Tolerance%20in%20Maize%20-%20French.pdf">Tolérance à la sécheresse chez le maïs, document publié par l'ISAAA</a></div> <div class="footnote-footer" id="footnote-45890-2"><a href="javascript:;" >2</a>. Un facteur de régulation nucléaire est une protéine qui se lie dans le noyau cellulaire à des domaines d’ADN au niveau des promoteurs géniques, modifiant ainsi l’expression d’un groupe de gènes</div> <div class="footnote-footer" id="footnote-45890-3"><a href="javascript:;" >3</a>. Une protéine chaperonne a une fonction de protection, soit vis à vis d'un groupe de protéines ou d'acides ribonucléiques en permettant à ces molécules de (re-)prendre ou de garder une configuration tridimensionnelle correcte lors d'un stress</div> </div> 
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				<guid>http://www.ogm.ch/doc:europe</guid>
				<title>L&#039;Europe &amp; son moratoire</title>
				<link>http://www.ogm.ch/doc:europe</link>
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&lt;h1&gt;&lt;span&gt;L&#039;Europe &amp;amp; son moratoire&lt;/span&gt;&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;by &lt;span class=&quot;printuser avatarhover&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img class=&quot;small&quot; src=&quot;http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;amp;size=small&amp;amp;timestamp=1328394571&quot; alt=&quot;zryd&quot; style=&quot;background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ogm.ch/profile:117831&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;zryd&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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				<pubDate>Sat, 20 Jun 2009 12:01:02 +0000</pubDate>
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						 <h1><span>L'Europe &amp; son moratoire</span></h1> <div class="image-container floatleft"><img src="http://www.ogm.ch/local--files/doc:europe/3dflags_xad0001-0002a.gif" alt="3dflags_xad0001-0002a.gif" class="image" /></div> <p>La France, l'Allemagne, l'Autriche; les uns après les autres, certains gouvernements européens mettent des obstacles à l'utilisation des PGM dans l'agriculture. En ce qui concerne les deux premiers pays, il s'agissait d'empêcher dorénavant l'utilisation de la variété de Maïs Bt MON810, variété déjà cultivée les années précédentes dans le midi de la France et en Espagne, entre autre. Dans ces deux cas, l'argument utilisé ne concerne pas la santé humaine, mais la protection de l'environnement <a href="http://ogm.wikidot.com/forum/t-61522/cultures#post-449998">(voir ici dans notre forum)</a>. Sur le terrain, les destructions de cultures expérimentales se sont poursuivies en Allemagne où des pommiers résistants au maladies fongiques ont été détruits.</p> <h2><span>L'avatar autrichien</span></h2> <p>Le dernier avatar de cette histoire nous est rapporté en cette fin juin 2009; dans un document signé par 10 autres pays européens le gouvernement autrichien propose que soit inclus dans le processus d'autorisation de culture d'un PGM <strong><em>« des critères socio-économiques »</em></strong> . Le document précise que : <em>« En plus des raisons relatives à la protection de la nature et de la biodiversité, les critères socio-économiques adaptés pourraient ainsi conduire à une interdiction de la culture des OGM sur la totalité des territoires ou de certaines zones déterminées individuellement par les États-membres »</em><sup class="footnoteref"><a id="footnoteref-334297-1" href="javascript:;" class="footnoteref" >1</a></sup>.</p> <p>Il est intéressant de constater qu'il s'agit d'introduire, semble-t'il pour la première fois, dans un règlement concernant la sécurité alimentaire des <em>&quot;critères socio-économiques&quot;</em>.</p> <div class="collapsible-block"> <div class="collapsible-block-folded"><a class="collapsible-block-link" href="javascript:;">&gt;&gt;&nbsp;plus&nbsp;&lt;&lt;</a></div> <div class="collapsible-block-unfolded" style="display:none"> <div class="collapsible-block-unfolded-link"><a class="collapsible-block-link" href="javascript:;">&gt;&gt;&nbsp;moins&nbsp;&gt;&gt;</a></div> <div class="collapsible-block-content"> <p>L'évolution des arguments visant à interdire la culture de PGM à donc procédé en 4 étapes</p> <ol> <li>Rejet de principe de toutes altération du vivant par la transgenèse et donc à l'interdiction totale des OGM (argument abandonné et rejeté en Suisse par décision du peuple, lors de la <a href="http://www.polittrends.ch/abstimmungen/abstimmungsanalysen/vox-analysen/980706f.html">votation GenLex</a> de 1998)</li> <li>Arguments sanitaires impliquant une dangerosité de la technologie OGM pour l'homme et les animaux (aucune interdiction de consommer des aliments contenant des PGM autorisés n'est à l'agenda)</li> <li>Les risques avérés ou potentiels d'atteintes à l'environnement ont été remis au goût du jour par les décisions françaises et allemandes (il est cependant probable que ces décision ne pourront être maintenues, tant elles sont fondées sur <a href="http://ogm.wikidot.com/forum/t-61522/cultures#post-511272">des arguments sans réelle valeur</a>)</li> <li>Enfin nous voilà face aux <em>risques socio-économiques</em> dernier rempart contre l'utilisation des biotechnologie agricoles (on verra ce qu'il en sera ces prochains mois)</li> </ol> </div> </div> </div> <p>by <span class="printuser avatarhover"><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank"><img class="small" src="http://www.wikidot.com/avatar.php?userid=117831&amp;size=small&amp;timestamp=1328394571" alt="zryd" style="background-image:url(http://www.wikidot.com/userkarma.php?u=117831)" /></a><a href="http://www.ogm.ch/profile:117831" target="_blank">zryd</a></span></p> <div class="footnotes-footer"> <div class="title">Footnotes</div> <div class="footnote-footer" id="footnote-334297-1"><a href="javascript:;" >1</a>. Rapporté dans le journal <a href="http://www.agriculture-environnement.fr/spip.php?article543">Agriculture et Environnement</a></div> </div> 
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